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Attention article publié avant décembre 2005

Quand l'Europe voit infiniment grand et infiniment petit...

Les très grands équipements scientifiques européens

Radar ionosphérique EISCAT, antenne VHF de Tromsö, Nord de la Norvège, dans la lueur arctique du midi au-delà du cercle polaire.

Le CNRS apporte sa pierre à l'édification de l'Espace européen de la recherche en participant avec ses homologues français, européens et internationaux à la construction et à l'exploitation de grands équipements scientifiques. Des chercheurs de tous horizons (astronomes, biologistes, physiciens, chimistes...) ont ainsi accès aux équipements les plus performants dans un environnement scientifique international de haut niveau. Voici quelques exemples de grands instruments dont le CNRS est partenaire à l'échelle européenne.

Installation européenne de rayonnement synchrotron (ESRF) European Synchrotron Radiation Facility, Grenoble
L'ESRF est une source de rayonnement synchrotron produisant des faisceaux de rayons X durs d'une très grande intensité dans les hautes énergies. Ces rayons X permettent de sonder la matière inerte et vivante et d'élucider ses plus profonds mystères. Les applications concernent la physique du corps solide, la cristallographie, l'étude des surfaces ou de la matière à très hautes pressions, ou encore le diagnostic médical et la radiothérapie.
France, Allemagne, Italie, Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas, Espagne, Suisse, Danemark, Finlande, Norvège, Suède (et associés Portugal, Israël, Autriche, République tchèque)
http://www.esrf.fr

Télescope de Thémis

© CNRS Photothèque

THéMIS est un magnétographe destiné à la mesure du champ magnétique dans les structures fines de l'atmosphère du Soleil. Il est équipé d'un télescope sous vide de 90 cm d'ouverture associé à deux spectrographes.


Institut Laue-Langevin (ILL), Grenoble
L'Institut Laue-Langevin (ILL), fondé en 1967, est leader mondial en sciences et techniques neutroniques. Sa source de neutrons et ses dispositifs donnent des informations sur la structure et la dynamique de la matière et permettent de couvrir un large champ d'investigation : physique, chimie, science des matériaux, biologie.
France, Allemagne, Royaume-Uni (et associés Espagne, Suisse, Italie, Autriche, République tchèque, Russie)
http://www.ill.fr

Laboratoire des champs magnétiques intenses (LCMI) Grenoble High Magnetic Field Laboratory (GHMFL), Grenoble
Le laboratoire met à la disposition des scientifiques une instrumentation pour les mesures d'aimantation, d'optique dans l'infrarouge et le visible, de résonance magnétique nucléaire et électronique, de phénomènes de transport sous champs magnétiques intenses. Ces expériences peuvent aussi être couplées avec les basses températures et/ou les hautes pressions. Actuellement, grâce à ses aimants les plus puissants, l'installation permet la production de champs magnétiques continus allant jusqu'à 30 teslas et délivre plus de 5 000 heures de champ par an.
France, Allemagne
http://ghmfl.grenoble.cnrs.fr

Institut de radioastronomie millimétrique (IRAM), Plateau de Bure (Hautes-Alpes, France) et Pico Veleta (Sierra Nevada, Espagne)
L'IRAM, dont le siège et les laboratoires sont à Grenoble, opère sur deux grands instruments millimétriques, un interféromètre de 6 antennes (plateau de Bure, Hautes-Alpes) et un télescope de 30 m de diamètre (Sierra Nevada, Espagne). Ces instruments sont actuellement les plus performants au monde (entre 1 mm et 3 mm de longueur d'onde, domaine de prédilection pour l'observation des molécules et de la poussière froide dans l'Univers). France, Allemagne, Espagne
http://www.iram.fr

héliostats du site de Thémis

© CNRS Photothèque - Laurence Médard

Quelques-uns des 200 héliostats du site de Thémis, vus par dessous, mettant en évidence la structure portante des éléments de miroirs.


European incoherent scatter scientific association (EISCAT), Grenoble

Cet ensemble instrumental est destiné à l'étude de la haute atmosphère et de l'ionosphère terrestre dans la zone polaire et à l'étude de l'interaction entre le vent solaire et l'environnement terrestre, dont les aurores boréales sont une manifestation visible. Les observations portent également sur la détermination de la composition de l'ionosphère polaire, aussi bien en terme de composition ionique que de températures, ou encore sur la cartographie de la circulation ionosphérique globale au-dessus de la calotte polaire.
France, Allemagne, Royaume-Uni, Suède, Finlande, Norvège, Japon

Télescope héliographique pour l'étude du magnétisme et des instabilités solaires (THéMIS), Izaña, (Tenerife, Espagne)
Ce télescope solaire sert à la mesure précise de la polarisation des raies du spectre solaire à haute résolution spatiale, spectrale et temporelle. Les astronomes obtiennent des images du Soleil entier, avec la carte du champ magnétique et des vitesses en projection sur la ligne de visée, ce qui permet de coordonner les observations effectuées avec d'autres instruments, en particulier le satellite SOHO ; des mesures à haute résolution spatio-temporelle par spectro-imagerie ; des données quantitatives sur le vecteur champ magnétique (intensité et direction) à diverses altitudes ; des informations sur la concentration du champ magnétique à très petite échelle.
France, Italie, Espagne
http://www.themis.iac.es

Radar ionosphérique EISCAT

© CNRS Photothèque - Dominique Fontaine

Radar ionosphérique EISCAT, antenne VHF de Tromsö, Nord de la Norvège.


Large hadron collider (LHC), Genève (Cern)
Le Large Electron Positon Collider (LEP) va céder sa place en 2006 au grand collisionneur de hadrons (LHC). Cet accélérateur mettra des protons en collision frontale à des énergies jamais atteintes auparavant, afin de permettre aux physiciens de pénétrer encore plus profondément dans la structure de la matière et de recréer les conditions qui régnaient dans l'Univers juste dans les 10-12 secondes qui ont suivi le « Big Bang » alors que la température était de 1016 degrés. Quatre expériences sont en préparation : ALICE (A Large Ion Collider Experiment), ATLAS (A Toroidal LHC Apparatus), CMS (Compact Muon Solenoid) et LHC-B (étude de la violation de CP dans les désintégrations de mésons B au LHC).
France, organisation internationale (Cern)
http://public.web.cern.ch/Public

Observatoire européen gravitationnel (EGO), Pise (Italie)
Le consortium EGO gère la fin de la construction et l'exploitation de l'antenne VIRGO dont l'objectif est la détection des ondes gravitationnelles provenant de sources cosmiques comme les supernovae ou les couples d'étoiles à neutrons, en mesurant la différence de phase entre deux rayons laser se propageant dans un immense (3 km) interféromètre de Michelson. D'autres détecteurs interférométriques d'ondes gravitationnelles sont en démarrage également : LIGO aux états-Unis, GEO en Allemagne, TAMA au Japon, ACIGA en Australie. France, Italie
http://www.lal.in2p3.fr/recherche/virgo


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Contact

Nathalie Godet
Direction des études et des programmes (DEP) du CNRS
Tél. : 01 44 96 48 01
Mél : nathalie.godet@cnrs-dir.fr
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