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Attention article publié avant décembre 2005

Séismes en France : une surveillance en temps réel

La France métropolitaine est un pays à sismicité1 modérée due à la convergence des plaques africaine et eurasienne à une vitesse d'environ 2 cm/an. Le Réseau national de surveillance sismique (RéNaSS) contribue à l'observation et à l'étude des séismes survenant dans l'hexagone et dans les départements d'outre-mer. Les explications de Michel Granet, chercheur à l'Institut de physique du globe de Strasbourg.

Le RéNaSS2 est né du besoin d'améliorer la couverture instrumentale de la France au début des années 1980. Composé de réseaux régionaux et de stations isolées installés dans les régions où le risque sismique est identifié (fossé rhénan, Alpes, Pyrénées, arrière-pays niçois, Provence, Auvergne), il offre une diffusion rapide d'informations en cas de séisme majeur. Grâce aux nouvelles technologies de l'information et de la communication, il est possible de localiser tout séisme important dans un délai inférieur à une heure.

Sismicité du territoire métropolitain français

© Source RéNaSS - LDG.

Sismicité du territoire métropolitain français sur la période 1980-2005.


 

Le dernier séisme important remonte au 11 juin 1909 (Lambesc, Provence) et sa magnitude3 a été estimée à 6,2. Depuis 1980, dix séismes « métropolitains » de magnitude supérieure à 5 ont été identifiés, dont Hennebont (5,4 en 2002), Rambervillers (5,4 en 2003), Roulans (5,1 en 2004).

Ce travail de surveillance est essentiel à la caractérisation de l'aléa4 sismique pour l'élaboration d'un modèle de sismicité nécessaire à la définition du zonage sismique du territoire et à l'identification des mouvements tectoniques. Il y a 57 000 séismes archivés dans la banque de données et environ 60 séismes font chaque année l'objet d'une diffusion d'information rapide.

Les connaissances actuelles dans le domaine de la prévision des séismes sont limitées. Aussi, les sismologues préconisent-ils d'agir pour une meilleure prévention de leurs effets. Si nous localisons rapidement un séisme important se produisant en France, sommes-nous préparés à l'éventualité d'un séisme majeur ? Quels sont les moyens mis en œuvre par la société pour minimiser l'impact humain et économique de cette catastrophe naturelle ? Autant d'interrogations demandant une réflexion et une action conjointe des chercheurs, de la société civile et des décideurs politiques.

Samedi 8 octobre 2005 : la terre a tremblé au Pakistan

Le séisme dramatique du 8 octobre 2005 au Pakistan (M=7,6) montre l'importance et l'absolue priorité qu'il faut apporter à la prévention des effets des séismes, notamment en ce qui concerne la qualité des constructions et l'éducation des populations sur la conduite à tenir en cas de « catastrophe » naturelle. En effet, cette région d'Asie, zone de collision entre deux plaques tectoniques, est active et des séismes importants à majeurs s'y produisent régulièrement. Comme en décembre 2004 pour le séisme de Sumatra, une aide mondiale s'est révélée indispensable pour apporter les premiers secours. Cependant, il y a un coût réel à la mise en œuvre d'une politique de prévention efficace. Celle-ci imposera un effort de solidarité des pays les plus riches vers les plus pauvres.


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Contact

Michel Granet
Institut de physique du globe de Strasbourg
CNRS-Université Louis Pasteur (Strasbourg 1)
Tél. : +33 (0)3 90 24 00 54
Mél : Michel.Granet@eost.u-strasbg.fr

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