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Attention article publié avant décembre 2005

Vol au-dessus d'un séisme

La « déesse de l'agriculture » au chevet de la Terre

Les effets électromagnétiques lors des tremblements de terre ou des éruptions volcaniques étaient déjà connus des Anciens qui avaient observé des étincelles, des lumières au firmament, la déviation des aiguilles de compas, etc. Aujourd'hui, les scientifiques disposent de DEMETER, un micro-satellite qui étudie les perturbations ionosphériques (électrique et magnétique) liées à ces phénomènes géophysiques naturels. Présentation par Michel Parrot, chercheur au Laboratoire de physique et chimie de l'environnement (LPCE).

Les mesures d'ondes effectuées au sol ou dans l'ionosphère, mettent en évidence une augmentation de l'intensité des signaux dans l'étape finale de préparation d'un tremblement de terre. Plusieurs hypothèses sur les processus physiques déclencheurs sont avancées :
- une production directe d'ondes par compression des roches près de l'épicentre ;
- une redistribution des charges électriques dans le sol (effets piézoélectrique ou électrocinétique) ;
- une émission importante de gaz radioactifs qui changeraient la conductivité électrique.

Ces perturbations, auparavant non étayées par des mesures physiques, intéressent les chercheurs car elles peuvent se produire quelques heures avant le séisme et servir ainsi d'indicateur à court terme.

Demeter en orbite

© CNES - Novembre 2003/Illustration D. Ducros.

Vue d'artiste du satellite en orbite.


 

Pour mieux comprendre ces phénomènes, le satellite DEMETER, lancé en 2004, a été placé sur une orbite polaire, héliosynchrone et circulaire à 710 km d'altitude. La charge utile scientifique comporte des capteurs destinés à la mesure des six composantes du champ électromagnétique dans une large gamme de fréquence et des capteurs destinés à l'analyse du milieu ionisé (détecteurs de particules, analyseur de plasma et sonde de Langmuir).

Demeter au CNES

© D.R.

Vue du satellite en cours d'intégration au CNES.


DEMETER a une mémoire de bord très importante afin d'enregistrer des données tout autour de la Terre et de recueillir un maximum d'événements pour :
effectuer une analyse statistique et déterminer ainsi les principales caractéristiques des effets séismo-électromagnétiques ;
étudier les effets pré- et post-séismiques dans l'ionosphère ;
comprendre les mécanismes de génération de ces perturbations.

Les données ionosphériques acquises par DEMETER depuis le début de la mission apportent de plus une aide à la surveillance de l'environnement électromagnétique de la Terre, et renseignent aussi les scientifiques sur les émissions liées à l'activité humaine. Résultats plus précis courant 2006.

La plate-forme de DEMETER

La plate-forme de DEMETER est sous la responsabilité du CNES et le développement de la charge utile scientifique est placé sous la responsabilité du LPCE à Orléans.

Les principaux laboratoires participant au projet sont :
le Centre d'études des environnements terrestre et planétaires (CETP)
le Centre d'étude spatiale des rayonnements (CESR)
le Centre européen de recherche et de technologie spatiales (ESTEC)
l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP)
l'US Nançay
le Centre de recherche spatiale (CBK) de Varsovie.

Les expériences sol françaises associées au projet sont sous la responsabilité de l'Observatoire de physique du globe de Clermont-Ferrand (OPGC). Un centre de mission situé au LPCE traite les données et les met à la disposition des scientifiques par l'intermédiaire d'un serveur.

icône vidéo

Le satellite DEMETER
Extrait du reportage de Patrick Hesters pour l'émission
« Planète déboussolée »
du 31 janvier 2005 sur France 3.
Durée : 1' 46"

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Contact

Michel Parrot
Laboratoire de physique et chimie de l'environnement (LPCE)
CNRS-Université d'Orléans
Tél. : +33 (0)2 38 25 52 91
Mél : mparrot@cnrs-orleans.fr

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LPCE

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