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Attention article publié avant décembre 2005

La Chine à Paris : une communauté multiple

Près d'un siècle d'immigration chinoise en France

Les Chinois de Wenzhou1
Pendant la Première Guerre mondiale, les alliés recrutent plus de cent mille travailleurs chinois pour remplacer les ouvriers français mobilisés sur le front. Plusieurs milliers d'entre eux restent, pour la plupart originaires de Wenzhou. Après leur prise de pouvoir en 1949, les communistes chinois interdisent formellement l'émigration. Les Chinois de Paris, installés d'abord dans le quartier de la gare de Lyon, puis dans le Sentier, s'intègrent donc progressivement à la société française, en pratiquant l'intermariage.

Au début des années 1980, avec le relâchement du contrôle sur l'émigration en Chine, l'immigration en provenance de Wenzhou reprend. Se développent alors les ateliers de confection qui recrutent une main-d'œuvre originaire des campagnes, souvent venue clandestinement, et qui ne parle pas le français. C'est ainsi que sont apparus les Chinatowns de Belleville et du 11e arrondissement.

Les Vietnamiens et les Cambodgiens d'origine chinoise
En 1975, au lendemain de la victoire communiste au Vietnam et au Cambodge, une vague de réfugiés, les boat-people, vient s'installer dans la région parisienne. Souvent éduqués dans les écoles françaises d'Indochine, disposant de capitaux relativement importants, ces réfugiés, pour la plupart d'origine chinoise2, s'installent dans les tours du 13e arrondissement qui viennent d'être construites. Parlant les dialectes cantonais et chaozhou, ils fondent leurs associations, leurs guildes, et ne se rapprochent guère de la communauté originaire de Wenzhou.

Les ouvriers du Nord-Est de la Chine
Depuis le début du XXIe siècle, une autre vague d'immigration se produit, composée essentiellement d'anciens ouvriers (surtout d'ouvrières) licenciés des usines d'État du nord-est de la Chine. Ne disposant pas de traditions d'émigration en Europe et venant souvent individuellement, contrairement à leurs compatriotes de Wenzhou, ils se retrouvent à la marge des communautés, effectuant des travaux pour les émigrés du Sud.


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Jean-Philippe Béja
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