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Attention article publié avant décembre 2005

Paris, un cœur à prendre

L'analyse des couches sociales telles qu'elles s'inscrivent dans l'espace, urbain ou rural, permet d'objectiver les conditions de vie des ménages, des choix d'environnements ou de milieux de vie. Paris, entre un cœur qui se dépeuple et des banlieues et villes nouvelles dont la population s'accroît. Explications de Catherine Rhein, directeur de recherche dans l'Unité « Géographie-cités ».

La mondialisation en Île-de-France a des effets profonds sur les structures d'emploi et sur les couches sociales. Les conséquences de politiques concernant la famille, l'immigration, le logement et les retraites interfèrent avec les effets de la mondialisation, contribuant à la reproduction d'un schéma de polarisation social exceptionnel par sa force et par sa stabilité.

Le rôle de l'espace urbain dans l'analyse des structures sociales est en fait complexe, puisque l'espace, qu'il soit urbain ou rural, est une construction sociale, par les procédures d'aménagement, privées ou publiques, concertées ou non, mises en œuvre au fil des décennies, voire des siècles.

Espace social francilien

© Catherine Rhein.

Carte extraite de l'Atlas des franciliens, tome 3. 2002, Paris, INSEE-Direction régionale Île-de-France et Institut d'aménagement et d'urbanisme de la Région Île-de-France (IAURIF).


La répartition de la population est très inégale au sein de la région. Ces inégalités très marquées tendent à s'atténuer depuis quelques décennies, du moins au sein de l'unité urbaine de Paris, entre un cœur qui se dépeuple depuis les années 1920 et des banlieues et périphéries dont la population s'accroît.

La population de la Ville de Paris continue de décroître, parce que la taille moyenne des ménages et le nombre de logements diminuent, en particulier dans le cœur de la ville. Ce desserrement, en cours également dans d'autres métropoles françaises et britanniques, ne semble pas concerner les couches aisées parisiennes qui, non seulement restent au cœur de la métropole, mais y confortent leur position.

Un cœur bourgeois, des banlieues restées populaires, le schéma de polarisation en Île-de-France suit un modèle différent de celui qui prédomine dans les métropoles de Grande-Bretagne et surtout dans celles des États-Unis.


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à lire

Atlas des Franciliens, tome 3, Population et modes de vie, 2002, Paris, INSEE-Direction régionale Île-de-France et Institut d'aménagement et d'urbanisme de la Région Île-de-France (IAURIF).
Consulter le site web

Structures sociales en Île-de-France, Catherine Rhein. pp. 211-224 in Marie-Flore Mattéï, Denise Pumain, coord. Données urbaines N°3, 2000, Paris, Economica.

Couches sociales et structures des ménages, Catherine Rhein.
Revue de géographie de Lyon. 1998, vol. 73, pp. 83-91.

Contact

Catherine Rhein
CNRS-Universités Paris 1 et 7
Unité « Géographie-cités »
Tél. : +33 (0)1 44 27 81 01
Mél : rhein@msh-paris.fr

Consulter le site web
Unité « Géogaphie-cités »

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