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L'image du « glaive » et du « bouclier » illustre la problématique attaque/protection et la dualité du conflit (attaquant/défenseur). La mission du « fonctionnaire de sécurité de défense » au CNRS est avant tout une fonction de protection. Protection du patrimoine scientifique et technique, mais également des intérêts de défense et de sécurité civile qui pourraient être atteints par la compromission et l'utilisation malveillante de technologies, de produits ou de matériels dont le CNRS est porteur, détenteur ou utilisateur.

© CNRS Photothèque. Photographe : Laurence Médard.
Dépôt de l'échantillon de thorium sur le filament qui sera ensuite introduit dans la source du spectromètre de masse.
La protection concerne aussi les systèmes d'information, cibles privilégiées de hackers (joueurs ou espions ?). L'objectif est d'empêcher les atteintes aux données (compromission, altération, indisponibilité) et aux outils (serveurs, postes de travail, messagerie).
La protection qui peut faire appel à la technologie et à la science (techniques de détection, de décontamination, logiciels, robots…) est d'abord un état d'esprit qui doit conjuguer réalisme et vigilance. Si l'approche « sécuritaire » peut froisser le chercheur pacifique imprégné de culture d'ouverture et de communication, l'enjeu de protection de richesses nationales face à des convoitises effectives semble de mieux en mieux perçu. Le fonctionnaire de sécurité de défense se doit donc de sensibiliser à un nécessaire discernement, dans un monde où mondialisation et disparition des blocs n'ont pas signifié la fin des conflits, loin s'en faut.
Joseph Illand
Fonctionnaire de sécurité de défense du CNRS
Tél. : +33 (0)1 44 96 41 88
Mél : joseph.illand@cnrs-dir.fr
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Sécurité et défense au CNRS