Moteur de recherche

 

Espace presseThema

Attention article publié avant décembre 2005

Pour un nouveau siècle des lumières

De la physique des plasmas à la technologie des lampes

La mise au point de meilleures sources de lumière pour l'éclairage est un enjeu à la fois scientifique, technologique, économique et environnemental. Elle fait entre autres l'objet d'un réseau européen qui regroupe des laboratoires de recherche fondamentale et des partenaires industriels.

Lampe

© D. R.


L'éclairage électrique a profondé-ment bouleversé notre vie quotidienne. Il serait aujourd'hui inimaginable de s'en passer, du moins dans les pays développés, et son utilisation ne fait que croître (voir pour en savoir plus). D'un point de vue économique et industriel, le marché correspondant est énorme. En même temps, l'éclairage est responsable de certaines nuisances sur l'environnement (pollution visuelle nocturne ou dégagement de gaz à effet de serre lors de la production de l'énergie électrique correspondante). Ces problèmes vont probablement s'aggraver puisque, selon les prévisions de l'OCDE, les besoins en éclairage au niveau mondial seront multipliés par trois dans les dix années à venir...
Une amélioration de la qualité des lampes permettra d'atténuer les inconvénients liés à la croissance de la consommation. Il s'agit en particulier d'améliorer l'efficacité lumineuse des sources – c'est-à-dire d'augmenter le flux de lumière produite (on le mesure en lumens) par watt électrique consommé –, et d'améliorer le rendu des couleurs, c'est-à-dire d'avoir une lumière qui reproduit bien les couleurs du monde qui nous entoure. Par exemple, une augmentation de 2 % de l'efficacité lumineuse des sources pour l'éclairage urbain entraînerait une diminution de 6 à 7 millions de tonnes des rejets de CO2 dans l'atmosphère, ce qui correspond à 1 % de la diminution prévue par les accords de Kyoto sur l'environnement.
Comme les efficacités stagnent depuis plus de 30 ans, on voit que le défi est difficile à relever. En France, l'équipe « Sources intense de photons » au sein du Centre de physique des plasmas et de leurs applications de Toulouse (CPAT)1 est très active dans ce domaine. Elle étudie depuis plusieurs années la physique des décharges électriques et s'intéresse au système global (lampe-alimentation électrique), en liaison avec des applications à l'éclairage domestique ou urbain, à la purification de l'eau ou au pompage optique du laser Mégajoule en construction près de Bordeaux. Récemment, elle a conçu une lampe qui change de couleur lorsqu'on joue sur son alimentation – ce qui pourrait être utile dans le domaine de l'affichage publicitaire.
Ces recherches se font en collaboration avec divers partenaires académiques ou industriels. En particulier, l'équipe du CPAT fait partie du réseau européen COST* (programme2 « Efficient Lighting for the 21st Century »). Ce réseau, créé en juin 2001, vise à coordonner et rationaliser les recherches dans le domaine de l'éclairage ; il regroupe 16 pays européens et une soixantaine d'institutions (laboratoires publics, industriels comme Philips, Osram ou General Electric, et des PME). Le budget total du réseau est d'environ 8 millions d'euros pour cinq ans.
Ce réseau a d'ailleurs permis à l'équipe du CPAT de faire connaissance avec d'autres acteurs et de collaborer à d'autres projets européens, comme l'installation de plusieurs dizaines de lampes d'éclairage urbain à Albi dans le cadre du projet FP5-NumeLiTe3. Enfin, dans le cadre du 6e PCRDT, l'équipe est en train de proposer des projets de recherche et démonstration qui aboutiront à un projet intégré* portant sur l'éclairage efficace et intelligent à l'intérieur de bâtiments.


Haut de page

Sommaire

Contact

Georges Zissis
Centre de physique des plasmas et de leurs applications de Toulouse (CPAT)
Tél. : 05 61 55 69 96
Mél : zissis@cpat.ups-tlse.fr

Consulter le site web :
cpat.ups-tlse

Retour à l'accueilContactcreditsCom'PratiqueAccessibilité : aide