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CNRS / SERVIER

Une machine pour accélérer la découverte de médicaments

« La mise au point d'un seul nouveau médicament nécessite de tester un très grand nombre de molécules. Grâce à la synthèse combinatoire, les chercheurs peuvent fabriquer plus vite de nouvelles entités chimiques. L'automate de synthèse de petites molécules organiques que nous avons développé accélère encore cette étape cruciale », explique Jean Neimark, ingénieur de recherche au sein de l'unité Immunologie et chimie thérapeutiques de l'Institut de biologie moléculaire et cellulaire (IBMC) de Strasbourg, et spécialiste de la mise au point d'instrumentation scientifique pour les sciences de la vie. Son nouveau « bébé », unique au monde, permet, en concentrant toutes les réactions, de synthétiser rapidement des molécules et de caractériser les plus actives. Muni de quinze réacteurs, l'instrument est, par ailleurs, capable de gérer les variations de paramètres (température de – 80° à + 100°, acidité des réactifs et solvants, etc.). « Au départ, il s'agit de répondre à des questions de recherche fondamentale, mais on est vite confronté à des problématiques plus concrètes, d'écoulement des fluides, de mécanique, d'électronique… », souligne Sylviane Muller, directrice de l'unité. Par exemple, les procédés de division et de mélange des molécules dépendent de petites vannes introuvables dans le commerce, qui ont été conçues spécialement par le Laboratoire. L'architecture originale du synthétiseur, développé en collaboration avec l'Institut Servier, est protégée par un brevet en copropriété. Un autre brevet déposé en 2000 concerne les réacteurs qui entreront bientôt dans la fabrication de petites machines destinées aux chimistes organiciens des laboratoires publics et privés.

Myriam Niss

Contact

Jean Neimark
Immunologie et chimie thérapeutiques
UPR 9021, Strasbourg
J.Neimark@ibmc.u-strasbg.fr


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