
Ressources humaines
Un auditoire attentif à la journée d'information du 17 septembre dernier au Collège de France sur la mobilité des chercheurs.
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La Direction des relations internationales et le Bureau du CNRS à Bruxelles ont organisé cet automne au Collège de France, une journée d'information à destination de l'ensemble de la communauté scientifique sur le programme « Ressources Humaines et Mobilité ». Cette journée, retransmise en direct sur Internet1 a été suivie par plusieurs centaines de chercheurs, d'universitaires et d'industriels dans toute la France ainsi que par des centres de recherche étrangers et la Communauté européenne.
Un programme transversal
L'ensemble des actions du programme « Ressources Humaines et Mobilité » sont regroupées sous l'appellation « Marie-Curie » et ne sont plus soumises à aucune limite d'âge. « Transversal, ce programme n'est pas lié à des thématiques prioritaires. Il permet ainsi de financer la formation par la recherche dans toute discipline, quel que soit le sujet. Il peut aussi financer une formation à la gestion de la recherche. », précise Victoire Teisserenc, chargée d'affaires européennes au bureau du CNRS à Bruxelles. Comme pour toutes les bourses dites « d'accueil », il appartient à l'institution, publique ou privée, de poser sa candidature auprès de la Commission européenne. L'institution procède ensuite au choix de ses candidats boursiers. Les chercheurs en début de carrière, ayant moins de quatre années d'expérience dans le milieu de la recherche ou titulaires d'un diplôme ouvrant l'accès au troisième cycle, peuvent bénéficier d'une bourse « Marie-Curie ». « Il est donc possible de financer la formation d'un doctorant, et ce, d'autant plus aisément que la durée de l'aide peut atteindre trois ans », explique Victoire Teisserenc.
Un programme pour faciliter la mobilité
Le nombre de pays auquel s'ouvre le programme de Mobilité est en expansion. « S'ajoutent aux quinze États membres, les treize pays candidats à l'Union Européenne. Ce programme rend possible de nouvelles formes de mobilité, même entre pays candidats, lorsque, par exemple, un Polonais souhaite se rendre en Estonie. » La mobilité vers, ou depuis un pays tiers2 comme la Chine, les Etats-Unis ou le Japon, est également possible. Le programme propose alors des bourses « sortantes » pour des chercheurs expérimentés ressortissants de l'Union Européenne ou des bourses « entrantes » pour accueillir des chercheurs de haut niveau venant des pays tiers. Dans chacun des cas, ces bourses internationales sont assorties d'un dispositif obligatoire de retour, faute de quoi le remboursement peut être exigé. Cette mesure vise à combattre la fuite des cerveaux dans un sens comme dans l'autre. Pour faciliter la mobilité des chercheurs, le programme « Ressources Humaines et Mobilité » proposera en 2003 un portail rassemblant les différents sites européens qui traitent des questions pratiques. Parallèlement, un réseau d'organismes offrant des services d'assistance aux chercheurs prêts à la mobilité sera mis en place.
Fabrice Impériali
1. Enregistrement de la journée disponible sur www.cnrs.fr/DRI/6epcrdt.htm
2. Sont considérés comme pays tiers, les pays qui ne sont ni Etats membres, ni pays candidats, ni pays associés de l'Union européenne
Victoire Teisserenc
CNRS–CLORA
teisserenc@clora.net
Commission européenne :
www.cordis.lu/rtd2002/home.html
improving@cec.eu.int