
Geneviève Berger, directrice générale du CNRS
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Notre budget en 2003
De nombreuses interrogations sont survenues à la suite des informations communiquées par le gouvernement et la presse, sur le budget civil de recherche et développement pour 2003. Chacun s'interroge sur les implications de celles-ci concernant le budget du CNRS pour l'année prochaine. Les données suivantes visent à vous éclairer sur ce dernier point. S'agissant des emplois statutaires, il est prévu de créer 45 emplois d'ITA1 – dont 17 ingénieurs de recherche et 28 assistants-ingénieurs –, et de supprimer 137 emplois de chercheurs. En outre, 20 emplois de DR22 seront transformés en emplois de DR13. La création des postes d'ITA, d'un haut niveau de qualification, est indiscutablement un point positif, et répond à une des demandes les plus pressantes des laboratoires. Par ailleurs, la mise en place de recrutements de postdoctorants français et étrangers, qui est une nouveauté attendue par une majorité de laboratoires, viendra étoffer l'effectif de scientifiques et préparer les recrutements futurs. Le CNRS devrait bénéficier d'environ 210 possibilités d'emploi à ce titre. Les modalités de mise en place de ces postdoctorants privilégieront la simplicité et la rapidité de mise en œuvre, puisque le CNRS – sur proposition du directeur du laboratoire d'accueil et après information en amont de son éventuel partenaire universitaire – pourra recruter à tout moment dans l'année, un chercheur français ou étranger sur la base d'un projet de recherche et d'un projet d'insertion professionnelle stable ultérieure. Concernant les crédits, le montant des Autorisations de programme4 est reconduit au niveau élevé de l'année 2002. Les Crédits de paiement5, quant à eux, sont en diminution de 17,3 %. Cette baisse est consécutive aux reports de crédits accumulés au cours de ces dernières années. Mon analyse de ce budget est la suivante : la diminution du nombre d'emplois de chercheurs affectera marginalement notre capacité de recherche. Ces suppressions correspondent à 1,1 % de l'effectif de 11 897 chercheurs ; nous conservons donc une solide force scientifique. Le flux de renouvellement des générations sera de 3 % de l'effectif de chercheurs puisque la campagne de 2003 portera sur 357 postes. Ce taux est légèrement supérieur à celui des campagnes de concours des années 1998 à 2000. La baisse du montant des crédits de paiement nouveaux attribués en loi de finances initiale nécessitera d'être vigilant quant à la gestion. La mobilisation des reports disponibles fin 2002 devrait toutefois permettre de maintenir en 2003 un niveau de dépense du même ordre que cette année. Ce niveau est élevé puisque, fin 2002, la dépense du CNRS devrait être supérieure de plus de 40 % à celle de 2000. En conclusion, ces données budgétaires permettront en 2003 la poursuite de la mise en œuvre des orientations figurant au Contrat d'action pluriannuel de l'organisme conclu entre l'État et le CNRS au mois de mars dernier, dont les grandes lignes ont été validées par Claudie Haigneré, ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles Technologies.
Avec l'équipe de direction, je compte vivement sur chacune et chacun d'entre vous pour poursuivre, ensemble, les objectifs dans lesquels nous sommes engagés.
Geneviève Berger
Directrice générale du CNRS
1. ITA : Ingénieurs, techniciens et personnels administratifs. |