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Les nanos voient l'avenir en vert

Certaines équipes fourmillent d'imagination pour exploiter le pouvoir dépolluant des nanoparticules d'oxydes métalliques (fer, titane, cérium, aluminium…), histoire de traiter les eaux usées ou d'assainir des sols contaminés. « Une surface enduite d'un nanofilm d'oxyde de titane, lorsqu'elle est exposée à la lumière du soleil, rend inactifs les polluants organiques (pesticides) et les micro-organismes potentiellement pathogènes (bactéries, virus) contenus dans l'eau. Cette technique reste toutefois marginale et n'est exploitée que pour le traitement d'effluents hébergeant un nombre limité d'espèces polluantes », explique Jean-Yves Bottero, chercheur au Centre européen de recherche et d'enseignement de géosciences de l'environnement (Cerege)1.
Un autre procédé consiste à fabriquer des membranes céramiques à base de nanoparticules d'oxy-hydroxyde de fer (les ferroxanes) pour la nanofiltration d'effluents liquides pollués. Une « chimie verte » porteuse d'espoirs, en particulier pour les pays en voie de développement où l'eau est souvent impropre à la consommation. Même si ces travaux n'ont pas encore franchi le seuil des labos.

Notes :

1. Unité CNRS / IRD / Université de Provence / Université Paul-Cézanne / Collège de France.

Contact

Jean-Yves Bottero,
bottero@cerege.fr
Jérôme Rose,
rose@cerege.fr


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