
© J-L. Leclercq/INL/LIA-LN2/CNRS Photothèque
Un origami digne d'un fan de
Jurassic Park qui se serait piqué de reproduire la longue marche des dinosaures ? Il ne s'agit pourtant ni de papier, ni de mastodontes des temps anciens. Ces microstructures de semiconducteur à base de phosphure d'indium, prises sur le vif par Jean-Louis Leclercq, de l'Institut des nanotechnologies de Lyon
1 sont, en temps normal, destinées à confiner la lumière. Elles devraient former des « ponts » de 100 à 200 micromètres de longueur pour seulement 10 micromètres de largeur. Celles-ci, cependant, ont eu un petit accident. Il arrive, en effet, que l'un des ancrages du pont cède et que ce dernier s'enroule sur lui-même, prenant alors une forme étrange. Cette image a obtenu le premier prix du concours de photographies organisé en juillet dernier lors du colloque du Laboratoire international associé en nanotechnologies et nanosystèmes (LIA-LN2) qui réunit l'Institut des nanotechnologies de Lyon, le Laboratoire des technologies de la microélectronique
2 de Grenoble et deux laboratoires canadiens, le Centre d'excellence en génie de l'information de l'université de Sherbrooke et le Laboratoire de micro- et nanofabrication à l'Institut national de la recherche scientifique (Canada).
F. D.
1. Institut Insa Lyon / École Centrale de Lyon / Université Lyon-I.
2. Laboratoire CNRS / Université Grenoble-I / Institut polytechnique de Grenoble.