
© E. Perrin/CNRS Photothèque/INSU/LAOG
Un 33-tours rayé sur lequel rougeoient les cendres de cigarette d'une fête bien arrosée…? Absolument pas ! Il s'agit d'un composant optique
1 utilisé en astronomie. Sur cette fine plaque de silicium de 8 cm sur 15 mm, des rainures de six micromètres
2 de large guident et mélangent plusieurs faisceaux de lumière. Ici testé avec un laser rouge, ce composant mélangera à terme les faisceaux issus des quatre télescopes du VLT (Very Large Telescope), installé au Chili. Pour quoi faire ? Petit rappel : plus le miroir d'un télescope est grand, plus l'image obtenue a une bonne résolution. Mais plus un miroir est grand, plus il est complexe et cher à fabriquer…
C'est sans compter les prouesses de l'interférométrie, qui permet de reconstituer un grand télescope de 50 mètres de diamètre avec plusieurs petits télescopes… distants de 50 mètres ! Du moment que l'on mélange leurs lumières en « franges d'interférence ». C'est ce que fera fin 2010 ce petit bijou développé au Laboratoire d'astrophysique de Grenoble (Laog)
3. Avant ce type de composant, il fallait des tables optiques de plusieurs mètres de long, faites d'un agencement complexe de miroirs et de lentilles.
C.Z.
1. Fabriqué par le Leti / CEA.
2. 1 micromètre = 10-6 mètre.
3. Laboratoire CNRS / Université Grenoble-I.