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Colloque

Nouvel élan pour les centres à l'étranger

Fin janvier, un colloque a réuni à Paris les directeurs des centres français de recherche à l'étranger. À cette occasion, le CNRS a annoncé plusieurs mesures pour les soutenir.

Les directeurs des 26 centres français de l'étranger pouvaient craindre une marginalisation de leurs instituts, placés sous la double tutelle du CNRS et du Quai d'Orsay, car ce dernier est en réorganisation. Mais un CNRS encore plus décidé à soutenir la recherche en sciences humaines et sociales à travers le monde s'est présenté à eux lors du colloque qui s'est tenu le 29 janvier au siège de l'organisme à Paris. « Catherine Bréchignac et moi-même avons voulu montrer aux centres que la tutelle CNRS était derrière eux, prête à les soutenir, explique Claudio Galderisi, directeur scientifique adjoint de l'Institut des sciences humaines et sociales et conseiller auprès de la présidente du CNRS pour ces unités mixtes d'instituts français de recherche à l'étranger (Umifre). Car les centres français à l'étranger constituent pour le CNRS un outil unique. » À la pointe de la recherche française et au contact des grandes aires culturelles du monde, ces centres sont tout à la fois vecteurs de connaissances et leviers de collaboration avec les acteurs scientifiques locaux.
Le CNRS a tenu lors de cette journée à marquer son engagement par une série de mesures. Du côté des finances, l'établissement a annoncé le déblocage dès le printemps d'une « aide exceptionnelle », qui s'ajoutera aux dix millions d'euros des salaires et de la dotation annuelle des Umifre. Cette enveloppe vise notamment à améliorer « la diffusion de l'information entre les diverses aires culturelles » et à permettre l'émergence de réseaux thématiques qui pourront prendre appui sur les groupements de recherche et autres laboratoires associés du CNRS. D'un point de vue administratif, le CNRS promet de doter, d'ici au moins de juin 2009, tous les centres français à l'étranger d'une unité de service et de recherche (USR) pour, entre autres, faciliter l'affectation de personnels. Enfin, mesure phare de cette rencontre, une convention devait être signée cette année par les deux tutelles, le CNRS et le Quai d'Orsay, pour définir plus précisément les missions de ces centres, les fonctions de leurs directeurs et leurs responsabilités. C'est au regard de cette véritable « feuille de route » que pourra être mise en place une « politique d'évaluation exigeante et constructive » dès 2010.

Séverine Lemaire-Duparcq

Le Centre de Prague sous les feux de l'actu

Entretien avec Marie-Claude Maurel, directrice du Centre français de recherche en sciences sociales (Cefres) de Prague.

La République tchèque a pris la présidence de l'Union européenne en janvier. Quelles conséquences cela a-t-il sur l'activité d'un centre de recherche comme le Cefres ?
Marie-Claude Maurel : Le Cefres est en ébullition. Outre notre travail de recherche, nous coordonnons cette année l'édition d'une revue de référence qui présentera la République tchèque sous ses différentes facettes (historiques, sociales, sociologiques, culturelles, etc.). Nous organisons également deux colloques pour que les acteurs scientifiques, économiques et politiques en Europe fassent davantage connaissance avec ce pays.

Quelle est la mission globale du Cefres ?
M.-C.M :
Il participe au développement des réseaux scientifiques en Europe de l'Est. Nous travaillons à Prague mais nous maintenons des liens très étroits avec nos pays voisins, notamment la Slovaquie, la Hongrie et la Pologne. Ces pays ont un héritage commun dans les domaines culturel, politique et administratif, qui justifie la présence d'un centre comme le nôtre. Cette unité, véritable plate-forme de service et de recherche, est en dialogue permanent avec les ambassades françaises, les universités et les grands instituts de recherche locaux. Nous accueillons une vingtaine d'étudiants boursiers, des chercheurs et des maîtres de conférences. Nous organisons chaque année des colloques, des conférences et des ateliers de formation ouverts aux chercheurs francophones.

Quelles sont les recherches que vous menez et avec quels moyens ?
M.-C.M : Nous bénéficions d'un projet international de coopération scientifique (Pics) sur « Les acteurs locaux à l'épreuve du modèle européen ».
Un autre de nos projets, financé par l'Agence nationale de la recherche (ANR), porte sur les archives sonores du Goulag soviétique. Enfin, nous démarrons cette année une étude, elle aussi financée par l'ANR, sur les « actions locales et le développement territorial en Europe centrale ». Elle réunit pour la première fois une vingtaine de chercheurs français, polonais, tchèques, hongrois, slovaques et lituaniens.

Contact : maurel@cefres.cz
> www.cefres.cz

 

Contact

Claudio Galderisi
Conseiller pour les Umifre auprès de la présidente du CNRS
claudio.galderisi@cnrs-dir.fr


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