Brèves
Recette pour digérer équilibré C'est un résultat qui pourrait permettre de rétablir l'équilibre bactérien du système digestif, rompu dans plusieurs pathologies graves comme les dysenteries ou la maladie de Crohn : des chercheurs du CNRS, à Paris, avec leurs collègues de l'Institut Pasteur, de l'Inserm et du Centre national de biotechnologies, à Madrid, ont en effet décrypté un mécanisme clef dans l'équilibre entre le système immunitaire et la flore intestinale. Publiés dans
Nature, leurs travaux ont mis au jour la reconnaissance d'un constituant essentiel de la paroi des bactéries dites Gram-négatives par une protéine située dans les cellules épithéliales de l'intestin, appelée Nod1. S'ensuit la formation de tissus lymphoïdes qui deviendront des cellules immunitaires chargées de réguler les bactéries. Pour les chercheurs, des molécules capables d'activer la protéine Nod1 pourraient donc contribuer à rétablir l'équilibre bactérien du système digestif.
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www2.cnrs.fr/presse/communique/1452.htmDe l'avantage d'être gaucher
Les gauchers s'en sortiraient-ils mieux que les autres sur le plan socio-économique ? C'est en tout cas ce que semblent montrer des travaux de l'équipe de Charlotte Faurie, de l'Institut des sciences de l'évolution de Montpellier (Isem)
1. Résultat de leur étude statistique menée sur 25 850 personnes : en moyenne, les gauchers ont un salaire et des positions hiérarchiques au travail plus élevés. Les femmes gauchères, elles, font des études plus poussées. Cet avantage « social » pourrait constituer un élément d'explication au fait que ce caractère héritable
2 ait perduré au fil de l'évolution, alors qu'il semble présenter des inconvénients. Plus maigrelets à la naissance, les gauchers auraient ainsi une santé plus faible selon de nombreuses études.
1. Institut CNRS / Université Montpellier-II.
2. Un enfant a plus de chances d'être gaucher si ses parents le sont.
153 milliards d'euros
C'est le poids de l'activité économique des insectes pollinisateurs, qui a pu être chiffré grâce une enquête franco-allemande dirigée notamment par Jean-Michel Salles, du Laboratoire montpelliérain d'économie théorique et appliquée (Lameta)1, à partir de données sur les cultures en 2005. Ces insectes, et notamment les abeilles, accomplissent en effet un travail énorme en contribuant à la reproduction sexuée des plantes à fleurs. Or près de 35 % du tonnage mondial d'aliments d'origine végétale proviennent de cultures dépendant en partie de cette activité. Ces travaux viennent d'être publiés dans Ecological Economics.
1. Laboratoire CNRS / Université Montpellier-I / Inra / Ensa Montpellier.