
Le CNRS s’apprête à créer avec trois de ses partenaires d’Afrique de l’Ouest, le Centre national de la recherche scientifique et technique (CNRST) du Burkina Faso, l’université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal et l’université de Bamako au Mali, un centre de recherche interdisciplinaire axé sur les relations entre environnement, santé et société en Afrique de l’Ouest. Dans cette perspective, un protocole de coopération scientifique visant à la mise en place d’une unité mixte internationale (UMI) a été signé le 29 février 2008, à Ouagadougou, par la présidente du CNRS, Catherine Bréchignac, et le délégué général du CNRST, Basile Guissou, en présence de l’ambassadeur de France au Burkina Faso, François Goldblatt. La signature d’accords semblables est prévue prochainement avec le Mali et avec le Sénégal. Cette UMI, au projet résolument interdisciplinaire entre les sciences humaines et sociales, les sciences de la santé et les sciences de l’environnement et du développement durable, est le fruit d’un partenariat ancien et soutenu. Son originalité tient non seulement à sa présence sur cinq sites différents en Afrique de l’Ouest et en France (Dakar, Ouagadougou, Bamako, Marseille, Paris) mais surtout à sa codirection franco-africaine. Cinq thèmes prioritaires rassembleront les meilleurs chercheurs des quatre pays, qui seront affectés à l’UMI de façon permanente : pollution, santé et société ; environnement, cognition et société ; pathocénose et société ; espaces techniques des soins et société ; modes de vie et santé, influence des migrations et de la transition démographique. Cette première opération d’envergure du CNRS en Afrique vise à établir un partenariat fort et équilibré entre chercheurs du Sud et du Nord. Cette démarche nouvelle dont les premiers pas ont été accompagnés en Afrique de l’Ouest par Jean-François Girard, président de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), François Guinot, président de l’Académie des technologies, et Bernard Pouyaud, secrétaire exécutifde l’Agence inter-établissements de recherche pour le développement (AIRD), a ainsi pu rappeler l’importance de la coopération scientifique entre la France et ses partenaires d’Afrique de l’Ouest.