
© M. Renaud/CNRS Photothèque
Ce drôle de petit bonhomme façon fil de fer mesure à peine cinq millionièmes de millimètre des « pieds » à la « tête », et c’est… une protéine ! On la trouve dans la membrane de
Klebsiella pneumoniae, une bactérie responsable de la pneumonie. La prouesse de l’Institut de pharmacologie et de biologie structurale
1 est d’avoir déterminé la structure en trois dimensions de cet assemblage de 2 922 atomes d’hydrogène, de carbone et d’azote, grâce à la technique de résonance magnétique nucléaire (RMN) en phase liquide. En effet, seules une dizaine de protéines membranaires ont dévoilé leur structure et leur dynamique intime atome par atome grâce à cette méthode. Et kpOmpA – puisque c’est son petit nom – est la seconde plus grosse d’entre elles. Pour l’instant, elle sert de modèle pour améliorer les techniques de RMN dans le domaine. En ligne de mire : un « design » plus précis des molécules thérapeutiques pour augmenter leur efficacité et supprimer certains de leurs effets secondaires. C.Z.
1. Institut CNRS / Université Paul Sabatier, Toulouse.