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ÉCLATS

L'évènement

Jean Tirole, Médaille d'or 2007

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© C. Lebedinsky/CNRS Photothèque


L'économiste Jean Tirole, chercheur au sein du Groupe de recherche en économie mathématique et quantitative (Gremaq)1, est le lauréat 2007 de la médaille d'or du CNRS, la plus haute récompense scientifique française. Il est le second économiste du palmarès après Maurice Allais en 1978, qui reçut plus tard le prix Nobel. Auteur de plus de 160 articles dans des revues internationales et de huit ouvrages de référence, Jean Tirole a développé d'importants outils de la théorie des jeux et de la théorie de l'information, grâce auxquels il a réalisé des avancées fondamentales dans de nombreux pans de l'économie. Dans celui de l'économie industrielle, ses travaux ont par exemple permis de mieux comprendre les stratégies d'entreprise et de mieux concevoir le droit de la concurrence. Touche-à-tout de génie, Jean Tirole a exploré de nombreux domaines, de la finance à la régulation des industries de réseau (télécoms, électricité, etc.) via le marché du travail ou encore l'environnement. En outre, il a notamment étendu ses recherches à la sociologie, à la psychologie ou même aux sciences politiques. Jean Tirole dirige aujourd'hui la Fondation Jean-Jacques Laffont, qui gère le réseau thématique de recherche avancée « Toulouse Sciences économiques » (TSE). La cérémonie de remise de la médaille d'or aura lieu en décembre prochain à Paris.
1. Groupe CNRS / Université Toulouse-I / EHESS / Inra.



Une pluie de distinctions…

Jules Hoffman, président de l'Académie des sciences et directeur de recherche au laboratoire CNRS « Réponse immunitaire et développement chez les insectes », fait partie des lauréats 2007 du prestigieux prix Balzan. Il a été récompensé pour la découverte des mécanismes génétiques responsables de l'immunité innée. Michel Zink, du Centre d'études supérieures de civilisation médiévale (CESCM)1, a également été primé, pour ses travaux sur la littérature médiévale. Notons que ce prix de la Fondation internationale Balzan récompense chaque année des réalisations scientifiques et culturelles de premier ordre.De son côté, l'European Molecular Biology Organization (EMBO) a récompensé Christian Sardet, du laboratoire « Biologie du développement » de Villefranche-sur-Mer2, et Ali Saïb, du laboratoire « Pathologie et virologie moléculaire »3, pour leurs travaux de diffusion des sciences du vivant auprès du grand public, en parallèle à leur activité de chercheur.
1. Centre CNRS / Univ. Poitiers / ministère de la Culture et de la Communication.
2. Laboratoire CNRS / Univ. Paris-VI.
3. Laboratoire CNRS / Univ. Paris-VII.

et de nominations au CNRS
En septembre, Danièle Dauvignac a été nommée à la tête de la direction des affaires juridiques du CNRS. Diplômée de l'École nationale de la magistrature, elle a effectué une longue carrière de magistrate avant d'intégrer le CEA en 1998. D'autre part, Alain Pompidou, professeur des universités et praticien hospitalier, est nommé conseiller pour les affaires européennes et chargé de mission pour l'innovation et les biotechnologies auprès du directeur général du CNRS.


L'Ecotron, outil écologique de demain

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Prototype de l'une des douze enceintes de 35 m3 qui équiperont l'Ecotron, avec son bloc de sol et sa végétation.


Le 2 octobre, Catherine Bréchignac, présidente du CNRS, a scellé la première pierre de l'Ecotron, plate-forme de recherche dédiée à l'écologie et aux écosystèmes portée par le CNRS en partenariat avec la région Languedoc-Roussillon et le département de l'Hérault, et pilotée par le Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive (CEFE)1. Cet outil de pointe sera un atout scientifique de tout premier plan pour étudier, analyser et prédire l'impact des changements globaux sur les organismes, les écosystèmes et la biodiversité. Pour cela, les scientifiques pourront notamment isoler des portions d'écosystèmes et les soumettre à des variations de climat et de stress. Livraison prévue en 2009.
1. Centre CNRS / Univ. Montpellier-I, II et III / Cirad / Ensa Montpellier / EPHE Paris


>> Le succès scientifique
Les neutrinos solaires enfin détectés

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© Borexino/CNRS Photothèque

L'instrument Borexino, à l'origine de la première détection des neutrinos solaires.


C'est une première : le détecteur Borexino a observé directement des neutrinos de basse énergie – particules élémentaires de moins d'un million d'électronvolts – en provenance du Soleil et cela, au rythme de plusieurs dizaines par jour depuis mai. Cette expérience, installée dans les Alpes italiennes et à laquelle participe le laboratoire CNRS « Astroparticule et cosmologie » (APC)1 pourrait permettre de mieux comprendre les réactions nucléaires qui se passent au cœur du Soleil. En effet, et contrairement aux photons, ces neutrinos jusqu'alors insaisissables ne subissent pas d'altération en sortant du cœur du soleil. Aussi sont-ils porteurs d'informations capitales pour la compréhension des mécanismes solaires. Borexino est le fruit de la collaboration entre la France, l'Italie, les États-Unis, l'Allemagne et la Russie. Les chercheurs du CNRS qui y participent depuis dix ans ont développé et installé une électronique permettant de mesurer l'énergie et l'instant d'arrivée de ces neutrinos.
1. Laboratoire CNRS / CEA / Université Paris-VII / Observatoire de Paris.


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