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Brèves

Un nouveau marqueur du climat

 

Nunavut, Haut Arctique canadien. Là, à l'aube, le soleil grave son histoire dans les glaces. Un nouveau marqueur de la chimie de l'atmosphère, précieux pour comprendre les climats passés, a en effet été découvert par des chercheurs du Laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement (LGGE)1. Depuis plusieurs années, des équipes y observent un comportement particulier de l'ozone des basses couches atmosphériques : au lever du soleil, l'ozone disparaît subitement. Ce phénomène mal connu n'est pas lié au « trou dans la couche d'ozone », qui concerne plutôt les hautes couches atmosphériques, mais à des réactions chimiques complexes qui se produisent à la surface de la banquise, entre l'ozone, les composés océaniques et les oxydes d'azote des basses couches atmosphériques. Le marqueur identifié2 pourra témoigner de l'ampleur de ces réactions dans le passé. Il s'agit du nitrate (NO3), produit à partir des oxydes d'azote, qui se retrouve piégé dans les glaces. Et plus précisément, parmi les trois isotopes 3 d'oxygène qui peuvent le composer (16O, 17O et 18O), c'est la teneur en 17O qui permettra d'en savoir plus sur la disparition de l'ozone et donc sur l'histoire du climat.

 

1. Laboratoire CNRS / Université Grenoble-I.
2. En collaboration avec le Service de météorologie du Canada et le Service d'aéronomie en France.
3. Des isotopes sont des atomes qui possèdent un même nombre de protons mais un nombre différentde neutrons. De ce fait, leur masse atomique diffère légèrement et leurs propriétés physico-chimiques sont quelque peu modifiées.

Contacts :

Joël Savarino, jsavarino@lgge.obs.ujf-grenoble.fr
Samuel Morin, morin@lgge.obs.ujf-grenoble.fr

 

 

De l'hydrogène en cornet ?

 

Minuscules structures de forme conique, les « nanocornets » de carbone seraient de bons candidats pour résoudre le problème du stockage de l'hydrogène, ce prétendant à la succession des énergies fossiles. C'est ce que viennent de démontrer des chercheurs du Centre de recherche sur la matière divisée (CNRS / université d'Orléans) et leurs confrères anglais et espagnols, dans la revue Physical Review Letters. En effet, les nanocornets présentent plusieurs avantages dont des interactions avec l'hydrogène beaucoup plus fortes que leurs célèbres cousins, les nanotubes de carbone, également pressentis. Résultat, ils constitueraient un moyen de stockage plus efficace et plus sûr. Seul petit bémol : le coût de fabrication, relativement élevé à ce jour.

> www2.cnrs.fr/presse/communique/1116.htm

 

 


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