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Aéronautique

Ça plane pour le CNRS !

Du 18 au 24 juin prochains se déroule le Salon international de l'aéronautique et de l'espace, au Bourget. L'occasion de rappeler la forte implication du CNRS1 dans ces domaines, notamment par le biais de plusieurs partenariats. « L'aéronautique est un champ d'applications très important pour les recherches menées par le CNRS, en particulier par le département des Sciences et technologies de l'information et de l'ingénierie (ST2I) », commente Laurence Hartmann, déléguée scientifique du département, en charge de ces partenariats industriels et interorganismes. Et de citer justement « ceux avec le groupe Safran et l'Office national d'études et de recherches aérospatiales (Onera), structurés en trois programmes nationaux ». Baptisés Inca, Maia et Iroqua, ces programmes pluridisciplinaires fédérateurs, d'une durée de cinq ans, ont pour objectif d'assurer la complémentarité des recherches, d'optimiser les ressources tant humaines que financières, de partager les compétences et enfin de faciliter le montage de projets communs.

Lancé en 2002, Inca (pour Initiative en combustion avancée), visait l'amélioration des

schema oiseau

© LaMCoS (CNRS/INSA Lyon) & SNECMA

Dans le cadre du programme Maia, les chercheurs du CNRS perfectionnent les simulations de collisions entre le moteur et un oiseau.


systèmes de combustion dans les propulseurs afin de répondre au triple défi d'une sécurité sans faille, d'un impact le plus faible possible sur l'environnement et d'un coût compétitif. Il s'est achevé en février 2007 et, devant le succès de l'entreprise, les trois partenaires envisagent d'ores et déjà de le reconduire pour cinq nouvelles années. Maia (Méthodes avancées en ingénierie mécanique), lui, est en place depuis 2003. Réunissant plus de vingt laboratoires du CNRS, trois départements de l'Onera et huit sociétés du groupe Safran, il porte sur la conception mécanique des moteurs et des équipements. Le petit dernier, Iroqua (Initiative de recherche pour l'optimisation acoustique aéronautique), a été inauguré en 2005. Outre les deux partenaires habituels du CNRS, Safran et l'Onera, il compte dans ses rangs d'autres industriels comme Airbus, Dassault Aviation et Eurocopter. Son objectif : réduire les nuisances sonores des aéronefs. Un quatrième programme pourrait même être envisagé, portant, lui, sur l'électronique de puissance.

Outre ces programmes de recherche nationaux, le CNRS a aussi mis en place tout récemment un accord-cadre avec l'École polytechnique et EADS, intitulé Airix. Il permettra d'accroître les interactions scientifiques et techniques entre les chercheurs des deux établissements publics et de l'industriel dans les domaines de la modélisation, de la physique et de l'analyse mathématique appliquées à l'aéronautique, à l'espace et à la défense. Et gageons que le CNRS ne s'arrêtera pas là, tant « les collaborations en aéronautique sont fructueuses », conclut Laurence Hartmann.

 

Fabrice Demarthon

 

 

Notes :

1. Lire également Le journal du CNRS, n° 185, juin 2005, « Quel avion pour demain ? » – www2.cnrs.fr/presse/journal/2202.htm

Contact

Laurence Hartmann
Département des Sciences et technologies de l'information et de l'ingénierie (ST2I) du CNRS, Paris
laurence.hartmann@cnrs-dir.fr


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