Moteur de recherche

 

Espace presseLe journal du CNRS

Retour au sommaire

ÉCLATS

Hommage

pierre

© CNRS/Losange Photo


Pierre-Gilles de Gennes nous a quittés

Alors que nous bouclons ce numéro, nous apprenons avec émotion la disparition de Pierre-Gilles de Gennes qui s'est éteint le 18 mai 2007 à l'âge de soixante-quatorze ans. « On connaissait l'humaniste, le pédagogue, et l'homme curieux de toutes les sciences. On n'oubliera pas qu'il fut surtout l'un des plus grands physiciens de notre époque. Le CNRS avait d'ailleurs très tôt reconnu son immense talent en lui attribuant sa médaille d'or en 1980 », a réagi Catherine Bréchignac, présidente du CNRS, qui rend ainsi hommage au chercheur français, Prix Nobel de physique en 1991. Professeur au Collège de France et membre de l'Académie des sciences, ce pionnier de la physicochimie des « matières molles » s'est illustré dans de nombreux domaines, et les applications de ses travaux sur les cristaux liquides habitent aujourd'hui notre quotidien. Il avait commencé sa carrière au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) avant de rejoindre en 1961 le Laboratoire de physique des solides (LPS) d'Orsay, associé au CNRS. C'est en 1971 qu'il entre au Collège de France et commence à s'orienter vers la chimie. Puis il devient en 1976 directeur de l'École supérieure de physique et chimie industrielles de la ville de Paris et le restera pendant plus de vingt-cinq ans. Tout au long de sa vie, il s'est essayé à des sujets très variés : supraconductivité, magnétisme, polymères… avant de basculer vers les sciences du vivant à l'Institut Curie à l'âge de soixante-dix ans pour aborder un tout nouveau thème : l'odorat et la mémoire. Il faudra aussi retenir son engouement pour l'enseignement et la pédagogie, qui lui valut le prix Roberval en janvier 2007.

 

 

Poursuite de la réorganisation à l'international

Le Conseil de politique européenne et internationale (CPEI) du CNRS vient de voir le jour. Présidé par Jean-Jacques Gagnepain, directeur de recherche et conseiller de la présidente Catherine Bréchignac, il a pour vocation de participer à la définition de la stratégie de l'organisme en matière européenne et internationale. Nommés pour quatre ans, ses quatorze membres sont directeurs scientifiques, industriels, étrangers, responsables de l'Académie des technologies et de l'Agence nationale de la recherche ou encore des personnalités qualifiées nommées pour leur compétence. La création du CPEI s'inscrit dans la restructuration des relations internationales du CNRS, amorcée récemment.

> www2.cnrs.fr/presse/communique/1096.htm

 

 

ministreUne nouvelle ministre pour la recherche

Le 18 mai 2007, Valérie Pécresse, trente-neuf ans, a été nommée ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche du gouvernement de François Fillon. Diplômée de HEC et ancienne élève de l'ENA, elle sera notamment chargée de conduire une réforme sur l'autonomie des universités ainsi que sur leur gouvernance. La nouvelle ministre a déclaré vouloir « revaloriser l'image des enseignants et des chercheurs » (source AFP).

> www.recherche.gouv.fr/ministre/index.htm

 

 

97 %

C'est le pourcentage des Français qui considèrent que le gouvernement doit soutenir la recherche de façon prioritaire au cours des prochaines années, d'après un sondage LH2/Salon de la recherche de mai 20071. Notons également que 90 % des Français se déclarent intéressés par les avancées de la recherche mais que 64 % ne se sentent pas suffisamment informés.

1. Sondage réalisé les 11 et 12 mai auprès d'un échantillon de 1 013 personnes.

 

 

Le Comité d'éthique se dote d'un nouveau président

Le mathématicien Jean-Pierre Bourguignon a été nommé à la présidence du comité d'éthique du CNRS (Comets) pour une durée de quatre ans. À soixante ans, le directeur de recherche du CNRS et actuel directeur de l'Institut des hautes études scientifiques, à Bures-sur-Yvette, est aussi professeur de mathématiques à l'École polytechnique. Il a déjà reçu deux fois la médaille de bronze du CNRS et plusieurs prix récompensant ses travaux, notamment sur les aspects mathématiques des théories physiques. Il succède à l'astrophysicien Pierre Léna à la tête de ce Comité, structure consultative indépendante chargée de développer la réflexion sur les aspects éthiques de la recherche scientifique.

> www2.cnrs.fr/presse/communique/1098.htm


Haut de page

Retour à l'accueilContactcreditsCom'Pratique