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ÉCLATS

L'événement

Cecilia Ceccarelli, femme scientifique de l'année

 

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© MDESR/DEPCOM

François Goulard, Louis Gallois et Cecilia Ceccarelli.


 

Le prix Irène Joliot-Curie de la « femme scientifique de l'année » a été remis à l'astrophysicienne Cecilia Ceccarelli. Décerné par le ministère chargé de la Recherche, il est destiné à promouvoir la place des femmes dans la recherche. Cecilia Ceccarelli, qui travaille au sein du Laboratoire d'astrophysique de Grenoble (Laog, CNRS / Université Grenoble-I), est une spécialiste mondialement reconnue dans le domaine de l'astrochimie et de la formation des étoiles de type solaire. Par la même occasion, le prix de la « jeune femme scientifique de l'année » a été décerné à Julia Kempe, chercheuse au Laboratoire de recherche informatique (LRI, CNRS / Université Paris-XI) et spécialiste du calcul quantique. 

 

 

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© B. Eymann/A. des sciences


Un nouveau président à l'Académie des sciences

 

Jules Hoffmann a été élu président de l'Académie des sciences pour un mandat de deux ans. Notons que ce scientifique a fait toute sa carrière au CNRS à Strasbourg et plus particulièrement à l'Institut de biologie moléculaire et cellulaire du CNRS.

Jean Salençon, professeur honoraire à l'École polytechnique et professeur émérite à l'École des ponts et chaussées prendra, lui, les fonctions de vice-président.

 

 

Du changement à la tête de CNRS Éditions
Le 9 novembre 2006, Jean-François Colosimo a été nommé directeur général de CNRS Éditions par le conseil d'administration présidé par M. Arnold Migus, directeur général du CNRS. Jean-François Colosimo a suivi des études de philosophie, de théologie, ainsi que d'histoire et science des religions. Depuis 1988, il mène une carrière d'éditeur généraliste à Paris.

 

 

Le CNRS au palmarès du prix La Recherche

Pour sa troisième édition, le prix La Recherche, décerné par la revue du même nom, a récompensé à nouveau des chercheurs et des équipes du CNRS. Ainsi, parmi les cinq lauréats de 2006, le biologiste Stéphane Oliet (Laboratoire Inserm de neurobiologie morphofonctionnelle) a été distingué dans la catégorie « Santé humaine » pour ses découvertes sur le fonctionnement des cellules gliales du cerveau. Dans le domaine « Énergie », Pascale Hennequin remporte la mise, en tant que porte-parole d'une collaboration entre le Laboratoire de physique et technologie des plasmas (LPTP, CNRS / École polytechnique) et le Comissariat à l'énergie atomique (CEA) sur le contrôle des plasmas utilisés dans le processus de fusion du futur réacteur nucléaire Iter. Enfin, la catégorie « Prix du ministère », ouverte à toutes les disciplines, a primé Vincent Jomelli pour des travaux communs au Laboratoire de géographie physique (LGP, CNRS / Universités Paris-I et Paris-XII), au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE, CNRS / CEA / Université de Versailles Saint-Quentin) ainsi qu'à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) et au Centro de Estudios avanzados en Zonas Aridas (Chili). Ils expliquent l'apparition d'un petit âge glaciaire dans les Andes tropicales, jusqu'alors décrit en Europe et en Amérique du Nord, entre le xvie et le xixe siècle.

http://www.leprixlarecherche.com/

 

 

> Le succès scientifique

Un séquençage épineux

Le séquençage et l'annotation du génome de l'oursin (Strongylocentrotus purpuratus) viennent d'être réalisés par un regroupement international de laboratoires parmi lesquels des unités associées au CNRS. C'est la première fois que le génome d'un échinoderme est décrypté. Les premières analyses de cette séquence d'ADN se sont avérées très surprenantes. En effet, l'oursin possède 70 % de gènes en commun avec l'homme. Plus étonnant encore : il possède les gènes de protéines impliquées dans l'audition et la vision, alors que ces animaux ne sont pas dotés de ces sens ! Par ailleurs, ce séquençage va devenir un outil indispensable aux biologistes qui utilisent cet animal comme modèle pour étudier la fécondation et les différentes étapes du développement embryonnaire. De plus, il permettra de mieux connaître le système immunitaire très développé de l'oursin, ce qui pourrait conduire à découvrir de nouveaux agents pour lutter contre les maladies infectieuses. Le séquençage, effectué au Baylor College of Medicine (Huston), a été publié le 10 novembre dans la revue Science.

 

Contact :

Anne-Marie Genevière,

anne-marie.geneviere@obs-banyuls.fr


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