
L'évènement
RtrA : 12 sur 13 pour le CNRS
Depuis le 4 octobre dernier, on connaît les treize réseaux thématiques de recherche avancée (RtrA) sélectionnés par le gouvernement. Inscrit dans la loi sur la recherche votée au premier semestre 2006, ce dispositif doit permettre aux universités, grandes écoles et organismes de recherche proches géographiquement de se regrouper autour d'une thématique stratégique.
Et de créer ainsi des hauts lieux scientifiques visibles sur la scène internationale. Depuis mai dernier, 37 projets ont donc été déposés ; le gouvernement en a retenu treize, une sélection qui couvre les principaux champs de recherche, des mathématiques aux neurosciences en passant par l'aéronautique, les sciences économiques ou encore la biologie-physique et la thérapie du cancer.
Au final, le CNRS est membre fondateur de douze de ces treize réseaux qui fédèrent 40 institutions d'enseignement supérieur ou de recherche et 5 900 chercheurs, enseignants-chercheurs ou cliniciens permanents. Prochaine étape : la création des Fondations de coopération scientifique (FCS), qui porteront ces RtrA.
> www2.cnrs.fr/presse/communique/951.htm
Le Haut Conseil est en place
Le 25 septembre 2006, le président de la République a procédé à l'installation du Haut Conseil de la science et de la technologie (HCST), l'une des principales institutions prévues par la loi de programme pour la recherche. Présidé par Serge Feneuille, ancien directeur général du CNRS et de Lafarge Coppée SA, le HCST se compose au total de vingt membres, tous éminents scientifiques, dont le physicien Alain Aspect, Médaille d'or 2005 du CNRS. Le Haut Conseil devra éclairer le président de la République et le gouvernement sur les questions relatives aux grandes orientations du pays en matière de politiquede recherche, de transfert de technologies et d'innovation.
> www.recherche.gouv.fr/discours/2006/listehcst.htm
La recherche ouvre ses archives
Favoriser l'accès à l'information scientifique : tel est le but d'un protocole que viennent de signer les acteurs incontournables de la recherche française, soit l'ensemble des universités et des grandes écoles et huit organismes de recherche (CNRS, Cemagref, Cirad, Inra, Inria, Inserm, Institut Pasteur et IRD). Ce protocole prévoit le développement d'une plateforme commune de dépôt des publications scientifiques. Celle-ci sera construite à partir de HAL, l'outil logiciel développé au Centre de communication scientifique directe (CCSD) du CNRS, où près de 1 200 textes intégraux (environ 15 % de la production scientifique française) sont déjà déposés chaque mois. Les chercheurs français pourront mettre en ligne leurs articles au sein de ces archives ouvertes, parallèlement au circuit traditionnel des revues scientifiques. Ainsi, tout le monde pourra accéder gratuitement et facilement à leurs travaux, via notamment les grands portails thématiques internationaux.
> www2.cnrs.fr/sites/communique/fichier/cp_hal.pdf
© ESO Vue d'artiste du disque protoplanétaire qui entoure l'étoile HD 97048.
Grande première : des chercheurs sont parvenus à photographier en infrarouge un disque « protoplanétaire », c'est-à-dire susceptible d'accueillir la naissance de planètes, autour d'une étoile plus massive que le Soleil ! En décortiquant la géométrie des images de ce disque, capturées par la caméra Visir installée sur le Very Large Telescope (VLT) au Chili, nos astrophysiciens ont en effet réussi à montrer que les quantités de gaz et de poussières y étaient suffisantes pour éventuellement former des planètes. Pour Pierre-Olivier Lagage, responsable du laboratoire « Astrophysique interactions multi-échelles » (AIM) 1 qui a dirigé ces travaux 2, « cette prise de vue est le point de départ d'une série d'études qui vont permettre d'observer directement les conditions dans lesquelles peut naître une planète ». Ce résultat a été annoncé le 28 septembre 2006 sur le site de la revue Science.
1. Université Paris-VII / CEA / CNRS.
2. En collaboration avec le CEA/Dapnia, le Laboratoire d'astrophysique de Grenoble, l'Institut d'astrophysique d'Orsay et l'université de Groningen (Pays-Bas).
> www2.cnrs.fr/presse/communique/941.htm