
L'événement
Journal du CNRS : le deux-centième !
Champagne ! Votre magazine fête son numéro 200 ce mois-ci. L'occasion de revenir sur les grandes étapes d'une aventure qui a débuté en janvier 1988 en même temps qu'était créé un service de la communication au CNRS. Le journal du CNRS se veut alors « un magazine mensuel, adressé à tous les membres du personnel, destiné à mettre en scène le CNRS, ses chercheurs et le personnel… et où l'information scientifique est largement vulgarisée ». Janvier 1989 voit apparaître une autre version du Journal affichant également « numéro 1 ». Enfin, en janvier 1990, une « nouvelle formule » voit le jour… ainsi qu'un troisième numéro 1 ! Mais cette refonte est la bonne, et le magazine est cette fois bel et bien sur les rails. D'un format plus petit que l'actuel, le mensuel est alors diffusé à 25 000 exemplaires, et s'il n'est pas encore intégralement en couleur, il aligne déjà 40 pages. Fin 2002, le magazine est à nouveau profondément remanié et adopte un traitement journalistique. Aujourd'hui, seize ans après, notre mensuel tout en couleur, entièrement réalisé en interne, est diffusé en moyenne à 48 000 exemplaires et s'est largement ouvert vers l'extérieur (aux médias, aux entreprises, aux institutions, aux bibliothèques...) afin de faire connaître à tous la richesse des recherches menées dans nos labos. Une version trimestrielle en anglais destinée à l'international vient même d'être lancée. Le tout est bien évidemment disponible sur notre site Internet. Bonne lecture.
© E. Martin/CNES
Depuis le 1er septembre, Arnaud Benedetti, quarante-et-un ans, est le nouveau directeur de la communication du CNRS (DirCom). Il remplace Sofia Nadir à ce poste. Titulaire d'un DEA de sciences sociales à l'ENS et à l'EHESS, et d'un DEA de sciences politiques à l'IEP de Paris, il était depuis décembre 2002 directeur de la communication externe, de l'éducation et des affaires publiques du Cnes et membre du comité exécutif du même organisme. Auparavant, Arnaud Benedetti a été responsable du service de presse du Cnes, chargé des relations de l'organisme avec les parlementaires (1995-2001), après avoir été collaborateur parlementaire à l'Assemblée nationale (1988-1991), puis au Parlement européen (1991-1993), et enfin chargé de mission auprès du conseiller scientifique du Premier ministre (1993-1995).
Nomination stratégique
Le 5 juillet dernier, Gilles Pijaudier-Cabot, professeur des universités, a été nommé responsable de la Mission de la stratégie et de la prospective du CNRS. Rappelons que celle-ci a notamment pour fonction d'impulser la prospective scientifique de l'organisme et contribue à la réflexion sur la définition de sa politique générale.
www.cnrs.fr/fr/presentation/organisation/msp.htm
© DR
Les mathématiques françaises sont une fois de plus à l'honneur. La médaille Fields, la plus haute distinction des mathématiques, a été attribuée à Wendelin Werner, trente-huit ans, né en Allemagne mais naturalisé français. Ce professeur des universités, chercheur au Laboratoire de mathématiques de l'université Paris-Sud et du CNRS à Orsay, est spécialiste du calcul des probabilités. Ses travaux permettent de comprendre les phénomènes critiques de certaines transitions de phase. Rappelons que la médaille Fields, équivalent du prix Nobel pour les mathématiques, est décernée tous les quatre ans à quatre mathématiciens de moins de quarante ans. Wendelin Werner est le neuvième français à recevoir ce prix depuis sa création en 1936. Les autres lauréats de 2006 sont l'Australien Terence Tao et les Russes Andrei Okounkov et Grigory Perelman. Ce dernier a refusé la distinction.
L'énergie solaire rayonne en Savoie
Le 3 juillet 2006, François Goulard, ministre délégué à la Recherche, a signé le protocole de création de l'Institut national de l'énergie solaire (Inés), avec les différents partenaires de ce projet dont le CNRS. Plus de 100 chercheurs du CNRS, du CEA et de l'université de Savoie y sont déjà rassemblés, un nombre qui devrait passer à 250 en 2009. Référence mondiale de l'énergie solaire, l'Inés va regrouper les forces de la recherche de ce secteur afin d'en développer la filière industrielle, en trouvant notamment des moyens de réduire les coûts de production.
www2.cnrs.fr/presse/communique/898.htm