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ÉDITO

Le CNRS engage une dynamique pour la science et la société

 

 

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© C. Lebedinsky/CNRS Photothèque

Catherine Bréchignac, Présidente du CNRS


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© C. Lebedinsky/CNRS Photothèque

Arnold Migus, Directeur général du CNRS


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le CNRS, principal organisme de recherche français, évolue dans un contexte national et international sans cesse changeant. Ainsi, la loi de programme pour la recherche va modifier le paysage de la recherche en France, avec la mise en place de nouveaux outils, tels les pôles de recherche et d'enseignement supérieur (PRES), les réseaux thématiques de recherche avancée (RtrA), les fondations de coopération scientifique (FCS) et les agences de moyens (ANR) ou d'évaluation (AERES), auxquels sont attribués de nouveaux crédits.

En conséquence, les structures du CNRS doivent s'adapter continûment aux évolutions de son environnement : c'est en ce sens un organisme vivant. L'objectif majeur reste de placer la science au centre des préoccupations de l'institution. Il s'agit d'abord de rendre plus lisible le fonctionnement des départements scientifiques et leurs liens avec les laboratoires, et de clarifier nos relations avec nos partenaires. Une campagne d'information sur ce fonctionnement débute à destination des personnels. Elle sera conduite par la direction de l'établissement, relayée par les délégations régionales.

Nous en sommes convaincus, la richesse du CNRS réside, en effet, dans ses personnels, répartis dans la centaine d'unités propres et le millier d'unités mixtes qu'il partage avec d'autres établissements, principalement les universités et écoles. Le partenariat avec ces établissements et les collectivités territoriales est une de nos priorités ; elle s'illustre par la volonté du CNRS de s'impliquer dans la gouvernance des RtrA et de renforcer sa présence dans les différents pôles de compétitivité où ses équipes sont engagées.

Après avis des instances consultatives, le conseil d'administration du CNRS a approuvé, le 22 juin dernier, les premières modifications d'organisation de l'établissement. Ainsi, en accord avec deux directeurs de départements, il a été répondu favorablement aux demandes des communautés scientifiques concernées. C'est ainsi que l'informatique rejoint dans son ensemble le département Ingénierie ; le département Mippu devient donc le département MPPU. Deux départements ont souhaité afficher leur vocation scientifique dans leurs intitulés respectifs : le département des Sciences du vivant (SDV) et le département des Sciences humaines et sociales (SHS).

Autre décision approuvée par le conseil d'administration : la création de la direction des partenariats (DPA). Elle va désormais prendre en charge le suivi de la contractualisation et des projets en région, en lien avec les départements scientifiques, les délégations régionales, les responsables d'établissements d'enseignement supérieur et de recherche, les collectivités territoriales et les organismes de recherche partenaires sur le terrain. Elle remplace la structure des précédentes directions interrégionales. Pour sa part, le renforcement des liens avec l'aval va de pair avec une meilleure vision stratégique des besoins en recherche des entreprises. La nouvelle direction de la politique industrielle (DPI) prendra désormais en charge tous les aspects du partenariat avec les industriels. Elle coordonnera aussi la participation du CNRS dans les pôles de compétitivité, en lien étroit avec la direction des partenariats.

À l'issue du renouvellement de la gouvernance, le gouvernement a souhaité faire évoluer les statuts de l'établissement. L'évolution du décret organique, qui a été présentée au conseil d'administration du CNRS, vise à renforcer la fonction de président en établissant une hiérarchie entre les différentes fonctions de direction de l'établissement. Elle corrige également certaines imperfections du décret, en élargissant notamment le corps éligible des conseils scientifiques de département.

Le CNRS doit maintenant se doter d'un plan stratégique centré autour d'une stratégie scientifique. Construire cette stratégie implique un mécanisme complexe, qui repose sur la consultation de la communauté scientifique et le croisement avec les priorités établies par la direction. Le comité national est mis à contribution, ainsi que les départements scientifiques. Ce travail collectif doit déboucher, au printemps 2007, sur l'adoption du plan stratégique de l'établissement pour les années 2007-2011.

La vitalité des équipes françaises peut se mesurer au travers des projets qui sont proposés, qu'il s'agisse des réponses aux appels d'offres récents émanant de l'Agence nationale de la recherche (ANR), de l'élaboration des contrats de projets État-régions (CPER) ou de l'émergence des réseaux thématiques de recherche avancée (RtrA). Au vu du foisonnement des nouveaux projets, nous sommes certains que les années à venir seront scientifiquement fécondes pour notre établissement.


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