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Roumanie

Prête pour l'Europe

« La Roumanie est prête à intégrer l'Union européenne en 2007 »1, assure Vasile Blaga, ministre de l'Administration et de l'Intérieur roumain. Son gouvernement se bat pour réduire les écarts de développement entre les différentes régions et avec les autres pays de l'Union. Pour cela, une solution : améliorer l'économie du pays en valorisant les relations entre les secteurs de la recherche, du développement et de l'industrie. Du coup, d'ici à 2007, les dépenses en recherche et développement devraient atteindre 1 % du PIB. Depuis que la Roumanie a la possibilité de participer aux programmes de recherche européens, elle s'est très vite intégrée. En 2004, 30 projets sont sélectionnés dans le cadre du programme Eurêka. Lors du 6e programme-cadre de recherche et développement technologique (PCRDT), ce sont 147 contrats conclus et 189 participations relevées. Au cœur de ce combat, un allié de longue date : la France. Elle l'appuie pour son entrée dans l'Europe à travers des collaborations toujours plus nombreuses. Débuté en 2002, le programme d'actions intégrées Brâncusi2 doit faciliter et développer une coopération scientifique et technologique d'excellence entre les équipes de recherche des deux pays. Au regard des copublications en 2004 (247), la France demeure le premier partenaire de la Roumanie, devant l'Allemagne (217) et les États-Unis (184). Pour le CNRS, cette coopération est également assez ancienne. La première convention date de 1965. Il s'agit du premier accord de coopération scientifique signé entre le CNRS et un partenaire étranger.

 

Depuis l'accord de 1995, le CNRS s'efforce de structurer cette collaboration et de mettre en place des actions conjointes. En 2006, 30 projets ont été codéposés et 28 évalués positivement par les deux partenaires. Si traditionnellement, la chimie est la discipline récurrente, de nouveaux champs de recherche se développent. Ainsi, le programme international de coopération scientifique (Pics) « Mathématiques et applications » devrait déboucher pour 2007 sur un réseau de mathématiques. Deux autres projets sont également en place. L'un couvre le domaine de la chimie, avec l'étude du « développement d'un algorithme général de superposition (macro)moléculaire ». L'autre, futur groupement de recherche européen multilatéral (GDRE) se penche sur l'histoire et l'économie de la monnaie. Des équipes roumaines participent également à un GDRE réunissant des chercheurs de tous les pays riverains de la mer Noire.Enfin, un accord particulier entre l'IN2P3 et l'IFIN « Horia Hulubei » (Institut de physique nucléaire de Bucarest), établi en juillet 1980, vient compléter ces échanges. Il devrait déboucher sur une nouvelle collaboration des équipes roumaines dans le cadre du projet « Système de production d'ions radioactifs accélérés en ligne » (Spiral 2) au sein du Grand accélérateur national d'ions lourds (Ganil) à Caen.

 

Géraldine Véron

 

 


Partenaire

Le principal partenaire du CNRS en Roumanie est l'Académie roumaine (AR). Fondée en 1879, elle est le continuateur et l'unique légataire de la Société littéraire roumaine (1866). Elle regroupe à la fois science et arts. Parmi ses nombreuses activités, l'octroi de prix et de diplômes pour des mérites spéciaux dans le domaine des sciences, des lettres et des arts. Cette institution d'intérêt public dispose de 65 instituts et centres de recherche avancée. Très impliquée, elle soutient activement les projets de recherche dans les domaines fondamentaux de la science. Elle représente l'un des sept piliers du potentiel de recherche et développement roumain, avec les instituts nationaux de recherche, l'Académie pour les sciences agricoles et sylvestres (Asas), l'Académie des sciences médicales, les universités publiques et privées, le secteur privé et les compagnies industrielles. Depuis le 18 février 2004, la convention d'échanges entre le CNRS et l'AR a été renouvelée. Elle privilégie une mobilité sur des projets codéposés et coévalués et insiste sur la notion de propriété intellectuelle. Ce dernier renouvellement fait suite à une convention signée en juin 1995.

 

 

 

 

  En chiffres

 

> Superficie : 237 500 km2.

> Population : 21 700 000 habitants.

> Part du PIB investie en dépenses en recherche et développement (R&D) :

0,27 % en 2005 contre 0,21 % en 2004.

> 1 650 publications scientifiques en 2004 contre 43 882 pour la France.

> 162 copublications avec le CNRS en 2004.

> 150 missions de chercheurs CNRS en 2004.

Notes :

1. Déclaration du 4 mai au cours de l'assemblée du processus de coopération de l'Europe du Sud-Est (PCESE) en Grèce.
2. Le PAI est en partenariat avec Égide pour la France et le ministère de l'Éducation et de la Recherche pour la Roumanie.

Contact

> Jean-Luc Teffo
Directeur adjoint « Europe centrale et Europe orientale », DREI, Paris
jean-luc.teffo@cnrs-dir.fr

> Christiane Pavel
Assistante « Europe centrale et Europe orientale », DREI, Paris
christiane.pavel@cnrs-dir.fr


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