
L'événement
© J.-F. Dars/CNRS Photothèque
Un nouveau secrétaire général au CNRS
Alain Resplandy-Bernard, conseiller référendaire de la Cour des comptes, a été nommé secrétaire général du CNRS et a pris ses fonctions le 25 avril 2006. Il succède à ce poste à Hervé Mathieu. Jusqu'alors conseiller technique au cabinet du Premier Ministre pour la ville, le logement, le tourisme, les sports et la vie associative, Alain Resplandy-Bernard assiste désormais le directeur général du CNRS pour la gestion administrative et financière de l'organisme et coordonne l'activité des délégués régionaux.C'est en 1998 qu'il débute sa carrière en intégrant la Cour des comptes en qualité d'auditeur ; il participe alors au contrôle d'organismes de recherche dont le CNRS. Puis, promu conseiller référendaire en 2001, il devient directeur adjoint de l'audit externe de l'Onu, à New-York (États-Unis). Il contrôle notamment l'Unicef, l'opération de maintien de la paix au Kosovo et l'Office de coordination des affaireshumanitaires. Notons aussi que cet énarque, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et de l'École des hautes études commerciales, a exercé des fonctions d'enseignement, entre autres à l'Institut d'études politiques de Paris.
Un nouveau PDG à l'Inria
Nommé président-directeur général de l'Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) le 2 mai 2006, Michel Cosnard succède à Gilles Kahn, décédé en février. Un mandat qu'il a déjà exercé, de décembre 2003 à mai 2004. À cinquante-quatre ans, Michel Cosnard est un spécialiste mondialement reconnu de l'algorithmique, en particulier dans le domaine de la conception et de l'analyse d'algorithmes parallèles et du calcul sur les grilles. Entré au CNRS comme chercheur en 1979, il est nommé en 1987 à l'École normale supérieure de Lyon avant de rejoindre l'Inria en 1997.
© IODP-USIO Le navire océanographique Joides Resolution, utilisé pour les forages.
Un forage sous l'océan
Un rêve vieux d'un demi-siècle se réalise… Une équipe internationale comptant parmi ses membres cinq chercheurs français du CNRS vient d'exhumer, pour la première fois, des roches cristallines noires (gabbros) qui constituent la croûte océanique la plus profonde jamais atteinte. C'est dans une chambre magmatique fossile (réservoir de magma qui s'est refroidi), située à 1,4 kilomètre sous le plancher océanique et datée de 15 millions d'années, que les chercheurs, à bord du navire océanographique Joides Resolution et dans le cadre du programme international IODP (International Ocean Drilling Program), ont réussi cet exploit. Cette chambre est située à 800 kilomètres à l'ouest du Costa Rica dans le Pacifique. Le choix de ce site avait été étudié avec minutie par les chercheurs pour que les roches tant convoitées soient au plus près de la surface terrestre. Il a fallu tout de même cinq mois de forages en mer dans des roches volcaniques dures comme de l'acier trempé pour atteindre la chambre. Mais le jeu en valait la chandelle, car l'analyse des échantillons recueillis va permettre de mieux comprendre comment se forment les croûtes océaniques, un processus-clé de la tectonique des plaques qui remodèle en permanence la surface de la Terre, érige les montagnes, provoque des tremblements de terre ou encore des éruptions volcaniques. Reste un ultime défi à réaliser : forer toute la croûte terrestre pour atteindre le manteau terrestre.
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C'est le nombre de brevets du CNRS enregistrés par l'Institut national de la propriété industrielle (Inpi) en 2005. Ce très bon résultat permet à l'organisme de figurer au neuvième rang du palmarès annuel publié par l'Inpi. Deux autres organismes de recherche brillent dans ce classement : le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) au 7e rang, et l'Institut français du pétrole (IFP) au 19e. Notons que cette année, le secteur automobile tire particulièrement son épingle du jeu avec quatre entreprises parmi les cinq plus gros déposants de brevets.
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