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Des partenaires de l'Union européenne

La science et la technologie sont l'avenir de l'Europe, et pas seulement des pays membres de l'Union. C'est un thème moteur de l'Union européenne (UE), qui a pour point de mire la construction d'un espace européen de la recherche. Dans cette perspective, la Commission veut intensifier ses collaborations avec les États européens non-membres. Bosnie-Herzégovine, Croatie, République de Macédoine, Albanie, Serbie-et-Monténégro, tous entrent dans le réseau SEE-Eranet1.

 Lancé en 2004, cet instrument du sixième programme-cadre de recherche et développement européen coordonne et intègre les programmes nationaux. Dans ce cas, il s'agit de programmes bilatéraux de coopération scientifique entre des pays de l'UE et les pays « cibles ». Ses objectifs : dresser un état des lieux de la recherche dans ces pays du Sud-Est de l'Europe (SEE), définir et lancer un programme de coopération scientifique interrégional. Aujourd'hui, ces six républiques des Balkans occidentaux travaillent aux côtés de six pays de l'UE (Autriche, Allemagne, France, Grèce, Hongrie, Slovénie) et de deux pays candidats (Bulgarie, Roumanie). Tous sont sous la coordination de l'Autriche et de son Centre pour l'innovation sociale (ZSI). Très attaché à cette notion d'ouverture de l'Union, le CNRS est un partenaire très actif et joue un rôle essentiel au sein du réseau. Il est l'opérateur du ministère des Affaires étrangères2 et gère la participation financière de la France.

À côté de cet engagement institutionnel fort, les relations entre chercheurs se développent. Deux groupements de recherche européens (GDRE) ont été mis en place sous la coordination de chercheurs du CNRS. Ils ont pour vocation de favoriser et d'encourager les actions de formation et de coordonner des programmes de recherche multipartenaires. Ils s'inscrivent pleinement dans la construction de l'espace européen de la recherche. Le premier s'intitule « Histoire et archéologie des Balkans ». Des scientifiques d'horizons différents, d'Albanie, de Croatie, de Serbie, de Grèce, de Macédoine…, associeront leurs efforts afin de réaliser notamment un manuel commun d'histoire ancienne et médiévale des Balkans, destiné aux écoliers et collégiens. Le second GDRE dépend lui aussi des sciences humaines et sociales (SHS). L'étude portera sur « l'Est européen dans le Haut Moyen Âge » à partir d'exemples choisis (les royaumes germaniques du Danube, les premiers États slaves…). Les liens tissés au sein de ces programmes ont aussi permis au CNRS de nouer ou renouer des relations bilatérales. En 2004, un projet international de coopération scientifique (Pics) était lancé avec la République de Macédoine. Son sujet : les premières communautés rurales de la Macédoine préhistorique. Mais cette coopération entre les Balkans et le CNRS ne se limite pas aux SHS. En Serbie, par exemple, les sciences physiques ont toujours été l'objet principal des copublications. Depuis la reprise de la coopération bilatérale en 20013, un programme d'échange de chercheurs a été relancé (2004) sous la forme d'un nouveau programme d'actions intégrées (PAI), « Pavle Savi ». De même, un premier accord de coopération scientifique a été signé en 2005 avec ce pays.

 

Géraldine Véron

 

 


en chiffres

> Investissement en recherche et développement (R&D) nettement inférieur à la moyenne européenne (1,9 % du PIB) : entre 0,05 % pour la Bosnie-Herzégovine et 1,1 % pour la Croatie.

> La France est le 4e partenaire scientifique de la Serbie-et-Monténégro en 2004.

> La France représente entre 2 et 3 % des publications de la Serbie-et-Monténégro entre 1999 et 2004.

> La part des copublications de la Serbie-et-Monténégro avec le CNRS est située entre 50 et 76 % entre 1999 et 2004.

> 3 copublications entre la République de Macédoine et la France et 1 avec le CNRS en 2003.

 

 

 

 


Partenaires

Comme pour l'accord signé en 2003 avec la Slovénie, le nouveau partenaire du CNRS en Serbie n'est pas un organisme de recherche mais le ministère de la Science, qui gère le budget de la recherche. L'accord est destiné à favoriser des projets de recherche structurés, comme les programmes internationaux de coopération scientifique (Pics), les laboratoires européens associés (LEA), les groupements de recherche européens (GDRE)…Le CNRS discute actuellement d'un accord de coopération avec le ministère de la Science croate. Le soutien à des appels d'offres et des opérations structurantes sont également prévus.

Le CNRS collabore aussi avec des universités. Exemple : un Pics avec la République de Macédoine, où le partenaire direct du CNRS est l'université St-Cyrille-et-Méthode de Skopje.

 

Notes :

1. Le South East European-European Research Area Network est destiné aux gestionnaires des programmes, en général des ministères (durée : cinq ans).
2. Il apporte ses programmes d'actions intégrées au réseau.
3. Ces relations remontent au temps de la Yougoslavie. 1964 : signature du premier accord-cadre de coopération scientifique.

Contact

Jean-Luc Teffo
Chargé de mission « Europe », DREI, Paris
jean-luc.teffo@cnrs-dir.fr


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