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ÉCLATS

L'événement

Deux nominations au CNRS

Nommé par Arnold Migus, directeur général, sur avis conforme de la présidente, Catherine Bréchignac, Pierre Guillon est, depuis le 3 avril 2006, le directeur du département scientifique Ingénierie. Il avait exercé les fonctions de directeur scientifique adjoint au département « Sciences et technologies de l'information et de la communication » (Stic) en 2000, et précédemment, en 1999, au sein du département « Sciences pour l'ingénieur ». Membre du Conseil supérieur de la recherche et de la technologie 1, Pierre Guillon est professeur à l'université de Limoges, où il dirige jusqu'à présent le XLIM 2, institut de recherche dans les domaines de l'informatique, des mathématiques, de l'optique, de l'électromagnétisme et de l'électronique. Il était, avant sa nomination au CNRS, conseiller scientifique du délégué général pour l'armement (DGA).

Autre arrivée, celle de Maurice Gross au sein de l'équipe de direction en tant que conseiller, auprès du directeur général, en charge de la création et de la mise en œuvre de la direction des partenariats. Cet ancien conseiller de trois ministres de la Recherche (Claudie Haigneré, François d'Aubert, François Goulard) avait été en charge des relations du CNRS avec les établissements d'enseignement supérieur et de recherche entre 1994 et 2001. La nouvelle direction des partenariats sera composée de trois volets d'actions de terrain, avec les établissements d'enseignement supérieur et de recherche, les collectivités territoriales et les autres organismes de recherche.

 

1. Ministère délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche.

2. Institut CNRS / Université de Limoges.

 

 

 

 

 

Le triste bilan de l'explosion de Mulhouse

Le 24 mars 2006, une violente explosion s'est produite à l'école nationale supérieure de chimie de Mulhouse, qui abrite des laboratoires associés au CNRS. Réservé à la recherche, le bâtiment touché abritait environ vingt-cinq personnes au moment de l'explosion, à l'heure du déjeuner. Dominique Burget, enseignant-chercheur, est décédé dans son bureau et une lycéenne stagiaire a été grièvement blessée.

Catherine Bréchignac, présidente du CNRS, Arnold Migus, directeur général, et Gilberte Chambaud, directrice du département Chimie, ont immédiatement fait part de leur profonde émotion et de leur sympathie aux victimes et à leur famille. Philippe Pieri, le délégué régional pour l'Alsace, s'est rendu le jour même sur les lieux, suivi de Gilberte Chambaud, le lendemain, et Arnold Migus a tenu à rencontrer les personnels à Mulhouse le 7 avril. Côté matériel, les dégâts sont très importants : le bâtiment devra être détruit. En attendant de nouvelles constructions, le personnel qui y travaillait a été accueilli par d'autres laboratoires. Une dotation de un million d'euros a été dégagée en urgence par le CNRS pour permettre aux équipes de reprendre une activité scientifique. À l'heure où nous écrivons ces lignes, la cause de l'accident n'est pas encore clairement identifiée. Néanmoins, les premiers indices laissent penser à une fuite d'une bouteille d'éthylène, un gaz qui devient explosif quand il est mélangé à l'air dans certaines proportions. Une enquête judiciaire est en cours.

 

 

 

 

antares

© L.Fabre/CEA

Immersion des étages successifs (1 étage = 3 yeux) de la ligne n° 1 d'Antares.


LE SUCCES SCIENTIFIQUE
Antares ouvre ses yeux sur le ciel

 

Le 2 mars dernier à 12 h 11, la première ligne de détection du télescope à neutrinos Antares a été reliée par le robot téléopéré Victor 6000 de l'Ifremer à la station à terre de La Seyne-sur-Mer (Var). L'immersion à 2 500 mètres de profondeur en Méditerranée permet notamment de l'isoler du rayonnement cosmique et de détecter le sillage des particules. Quelques heures plus tard, Antares ouvrait ses yeux pour la première fois, regardait vers le ciel et détectait ses premiers muons, soit le résultat de neutrinos qui en traversant la Terre ont interagi avec la croûte terrestre. Cette liaison marque la naissance effective du détecteur Antares, le premier télescope à neutrinos de haute énergie en mer profonde dans l'hémisphère Nord. Cet évènement récompense une décennie d'efforts d'une vingtaine de laboratoires européens, parmi lesquels le CEA-Dapnia et des laboratoires du CNRS-IN2P3, instigateurs du projet en 1996.

Le télescope détecteur de neutrinos Antares a deux objectifs majeurs : l'astronomie de haute énergie et la recherche de la matière noire. Il constitue aussi une infrastructure scientifique sous-marine multidisciplinaire et permanente qui enregistre différentes données océanographiques et géophysiques comme les secousses de la planète.

http://www2.cnrs.fr/presse/communique/838.htm?print=1http://antares.in2p3.fr

 


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