
L'événement
Nominations à la direction du CNRS
Quatre directeurs des nouveaux départements scientifiques du CNRS viennent d'être nommés par Catherine Bréchignac et Arnold Migus, respectivement présidente et directeur général du CNRS. Il s'agit, pour le département Chimie, de Gilberte Chambaud, auparavant chargée de mission au département Chimie de la mission scientifique, technique et pédagogique du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Le département Homme et Société est désormais piloté par Marie-Françoise Courel, présidente de l'École pratique des hautes études depuis 2003. Bernard Delay, directeur du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive à Montpellier s'est vu confier la direction du département Environnement et Développement durable. Au département Mippu, qui regroupe mathématiques, informatique, physique, planète et Univers, c'est Michel Lannoo qui a été nommé. Rappelons qu'il avait été directeur scientifique de l'ancien département des Sciences physiques et mathématiques.
Notons également que Michel van der Rest est confirmé pour diriger le département Vivant, et que Sylvie Joussaume et Michel Spiro restent à la tête de l'Institut national des sciences de l'Univers (Insu) et de l'Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (IN2P3).Enfin, à la politique industrielle du CNRS, c'est Marc Ledoux, précédemment directeur du département des Sciences chimiques du CNRS, qui devient chargé de mission auprès de la présidente et du directeur général.
© L. Médard/CNRS Photothèque
Il était l'inventeur de deux médicaments anticancéreux distribués dans le monde entier :
la Navelbine et le Taxotère. Pierre Potier, l'un des chercheurs les plus célèbres du CNRS et grande figure de la chime française, vient de disparaître brutalement. Médaille d'or de notre organisme en 1998, lauréat de nombreux prix et membre de l'Académie des sciences, il était entré au CNRS en 1957. Pharmacien et docteur ès sciences, son parcours reste étroitement lié à l'Institut de chimie des substances naturelles, qu'il rejoint en 1962. Parallèlement, Pierre Potier a occupé de nombreuses responsabilités de premier plan, dont la direction de la recherche au ministère de la Recherche et de la Technologie en 1995. Notons que la chimie française lui doit beaucoup grâce notamment aux relations internationales qu'il a tissées avec des grands pays comme les États-Unis, la Chine et le Japon.
http://www2.cnrs.fr/presse/communique/816.htm
Ce que Michel Seurat nous a laissé
Vingt ans après la disparition de Michel Seurat à la suite de son enlèvement en 1985 à Beyrouth, les autorités françaises ont annoncé avoir retrouvé et identifié son corps. L'occasion pour le CNRS de rendre hommage à ce sociologue qui voulait changer les regards sur la société libanaise. Michel Seurat étudiait en effet les mouvements islamistes et le fonctionnement du pouvoir au Proche-Orient. Tout particulièrement en Syrie et au Liban, où il travaillait depuis 1980 comme chercheur du CNRS au Centre d'études et de recherches sur le Moyen-Orient contemporain. Il avait pris ses distances avec les concepts sociologiques occidentaux pour s'inspirer des thèses d'Ibn Khaldûn, penseur maghrébin du xive siècle, et notamment de la notion d''açabiyya, sorte d'esprit de groupe. « Lorsque la société citadine est en crise, tous les clans des exclus de la ville s'agitent et créent un consensus interne »,expliquait Michel Seurat. Une vision toujours d'actualité, au cœur d'une informelle « école » française de sciences politiques sur le monde musulman, celle des Gilles Keppel, Jean-François Legrain, Pierre-Jean Luizard, Olivier Roy… En hommage au sociologue, le CNRS attribue chaque année une bourse Michel Seurat.
© ESA/DLR/FU Berlin (G. Neukum) La glace de ce "glacier sablier", aujourd'hui enfouie, a migré du petit cratère vers le grand.
Mars oblique
Des glaciers se sont formés sur Mars à chaque fois que la planète a changé d'obliquité, c'est-à-dire d'inclinaison de l'axe de ses pôles par rapport au Soleil. C'est ce que montre une nouvelle simulation numérique du climat de la planète rouge, réalisée par des chercheurs franco-américains. On peut donc désormais expliquer les traces spectaculaires, et insolites, de glaciers… à des latitudes moyennes et sous les tropiques ! La sonde Mars Express avait en effet révélé des « glaciers rocheux », faits de glace recouverte de roche et de sédiments, sur les flancs est et ouest de la planète. Aujourd'hui inclinée à 25,2 degrés, elle a connu dans son passé de fortes variations d'obliquité. La plus récente, il y a 5,5 millions d'années, la faisant basculer à 45 degrés.
http://www2.cnrs.fr/presse/communique/809.htm
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