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Au début était l'autel des sacrifices où s'immolaient autant la nourriture que le sexe. Il faut attendre le xviiie siècle pour que la table abandonne le ras du sol et, avec ses quatre pieds, soit dressée pour atteindre une sophistication chargée de sens. Avec un égal bonheur, l'auteur nous emmène dans un périple qui pourrait s'intituler À table ou De la parenté par la bouillie : premiers porridges, eucharistie, repas + télé dévoreuse, Mc Do picoreurs niant le repas familial, tiroirs à bonbons et divin frigo, listes, courses, petits dîners en tête à tête, repas religieux, nourritures pour les hommes, pour les femmes… Au fil des temps, le mangeur est entré dans le monde d'une image de la liberté – et de l'incertitude. À travers l'analyse de témoignages vivants, Jean-Claude Kaufmann nous montre comment la famille se façonne avec les mains et pourquoi le pot-au-feu n'aurait pas dit son dernier mot.