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Nanoledge et les matériaux du futur

Avec ses sept brevets, Nanoledge 1 est la première société à avoir commercialisé en Europe des nanotubes de carbone, ces « cylindres grillagés », constitués d'atomes de carbone, d'un diamètre d'un millionième de millimètre, aux propriétés de conductivité remarquables et 100 fois plus résistants et six fois plus légers que l'acier. D'où l'idée de Nanoledge : les intégrer dans des polymères classiques pour en faire des matériaux exceptionnels. Un succès : la société est aujourd'hui le leader européen de la conception de matériaux à base de nanotubes à visée industrielle (aéronautique, électronique…). D'autant que la start-up, lancée en 2001 à Montpellier par un groupe d'ingénieurs, bénéficie d'un procédé de fabrication de nanotubes par arc électrique mis au point par Patrick Bernier au laboratoire CNRS GDPC 2. Grâce à l'aide du CNRS, Nanoledge pourra même commercialiser dès 2006 des fibres contenant jusqu'à 100 % de nanotubes. Et ce n'est pas tout. Depuis deux ans, elle travaille avec le CEM2 3 à la mise au point de cellules photovoltaïques à faible coût. Leur particularité ? « L'adjonction de nanotubes dans les couches actives, qui permet d'augmenter leur rendement », précise Fabien Pascal, du CEM2.

Notes :

1. Voir Le journal du CNRS, n° 176, p. 14.
2. GDPC : Groupe de dynamique des phases condensées, aujourd'hui Laboratoire des colloïdes, verres et nanomatériaux (LCVN), laboratoire CNRS / université Montpellier-II.
3. CEM2 : Centre d'électronique et de micro-optoélectronique de Montpellier, laboratoire CNRS / université Montpellier-II.



Contact

Kai Schierholz
Nanoledge, kai.schierholz@nanoledge.com

Fabien Pascal
CEM2, pascal@cem2.univ-montp2.fr


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