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ÉCLATS

L'événement

Relever le défi de l'innovation industrielle

 

Objectif : créer les conditions d'une relance nationale industrielle ambitieuse, à la fois scientifique et technologique, en soutenant de grands programmes. Avec à la clé des emplois de haut niveau dans les secteurs des nouvelles technologies. Après neuf mois d'incubation, l'Agence d'innovation industrielle (l'AII) vient d'être inaugurée par le président de la République, à la suite du rapport remis par M. Jean-Louis Beffa en janvier 2005. Elle s'insère dans le nouveau dispositif de soutien à l'innovation du gouvernement, aux côtés de la société anonyme Oséo-Anvar et de l'Agence nationale de la recherche. Les trois agences ainsi créées participeront notamment au financement des pôles de compétitivité définis en juillet 2005 en mêlant leurs trois missions : le développement de l'innovation des petites et moyennes entreprises, le soutien aux recherches fondamentales et appliquées pour contribuer au transfert des résultats de la recherche publique vers les entreprises, et l'impulsion, la sélection et le financement des grands programmes d'innovation industrielle. L'AII est organisée sous la forme d'un établissement public à caractère industriel et commercial, et est pilotée par un conseil de surveillance de 21 membres : des représentants de l'État et des personnalités qualifiées, dont Bernard Meunier, président du CNRS, quatre membres du Parlement et trois représentants d'organisations syndicales. Ce conseil, doté d'un budget d'un milliard d'euros, prévoit de soutenir – en gardant l'équilibre public-privé – une quinzaine de projets en 2005, puis quinze autres en 2006, sous forme de subventions ou d'avances remboursables. À ce titre, quatre projets sont déjà en cours d'instruction : un réseau multimédia, une bibliothèque numérique concurrente de Google, le développement de l'imagerie moléculaire à très haut champ et la mise au point de la biophotonique. 

 

38%

C'est le pourcentage (en baisse) de titulaires d'un doctorat travaillant en 2004 dans le secteur privé, trois années après leur soutenance de thèse, d'après les résultats de l'étude « De la thèse à l'emploi » publiée en juin 2005 par le Cereq, le Centre d'études et de recherches sur les qualifications (ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et ministère de l'Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale). L'étude évoque l'influence des modes de financement de la thèse dans la nature de l'emploi occupé : ainsi 43 % des boursiers Cifre (convention industrielle de formation par la recherche) travaillent trois ans plus tard dans la recherche privée. Mais la discipline aussi a son importance. Ainsi, un quart des docteurs en lettres et sciences humaines ont trouvé un emploi dans le secteur privé trois ans après la fin de leur thèse.

Plus d'informations sur : www.cereq.fr

 

L'Institut Pasteur se dirige au féminin

Alice Dautry vient d'être nommée directrice générale de l'Institut Pasteur, où elle prend ses fonctions en remplacement de Philippe Kourilsky à dater du 1er octobre. Cette polytechnicienne docteur ès sciences en biologie cellulaire devient ainsi la première femme à la tête de l'Institut parisien. Entre autres fonctions, il lui incombera d'allier recherche fondamentale et mission historique de l'Institut en matière de maladies infectieuses et de santé publique.

 

La génétique récompensée

L'Académie des sciences a remis à Marcel Méchali le prix de recherche 2005 de la Fondation AGF /Institut de France. Directeur de recherche au CNRS, Marcel Méchali est actuellement à la tête de l'Institut de génétique humaine de Montpellier.

 

Environnement

Déchets radioactifs et réacteurs nucléaires en débat

 

Avant le projet de loi prévu en 2006, la Commission nationale du débat public ouvre deux dossiers importants le temps d'un grand débat de quatre mois sur tout le territoire : le dossier des déchets radioactifs, et celui du choix d'une nouvelle filière de réacteurs à eau sous pression (EPR, destinés à prendre le relais des 58 réacteurs actuels des centrales françaises). Après différentes auditions sur le thème des déchets dans les régions concernées – dans l'Est, la vallée du Rhône, la Manche – et à la Cité des sciences et de l'industrie à Paris, les débats se termineront à Lyon le 13 janvier. Pour l'EPR, la clôture se fera, elle, mi-février en Basse-Normandie. Il s'agit des premiers débats de ce type relatifs à des questions environnementales.

Plus d'informations sur : www.debatpublic.fr

 


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