
PRAXIM
« On avait atteint les limites de notre modèle, se rappelle Philippe Cinquin, chercheur au TIMC. À chaque contrat signé, il fallait repartir de zéro sur un nouveau projet. » D'où l'idée de créer Praxim pour que les avancées des chercheurs restent au sein de la même société. C'est chose faite en 1995.
Les événements vont alors très vite : en 1999, Praxim met sur le marché hospitalier une station informatique autonome sur laquelle différents logiciels peuvent être utilisés selon la zone du patient à opérer. « C'est un peu le GPS du chirurgien », commente Philippe Cinquin. Et de fait, le médecin dispose d'une véritable carte du patient, sur laquelle il regarde en temps réel où se trouve son instrument de chirurgie, au millimètre près. Les avantages sont grands : les gestes sont plus précis, ce qui rend l'opération moins traumatisante et bien souvent définitive.
Cette année, avec son logiciel d'aide à la pose de prothèse du genou et à la réparation du ligament croisé antérieur, développé en collaboration avec le labo TIMC, Praxim va encore plus loin : des caméras infrarouges suivent les instruments du chirurgien. Le système peut ainsi se passer d'images préopératoires (scanner, IRM, radio…) réalisées habituellement pour construire la carte du patient. Aujourd'hui, forte de ses nombreux partenariats avec des laboratoires et des hôpitaux dans le monde entier, Praxim ne compte pas s'arrêter là. Elle développe actuellement des minirobots qui pourraient assister les médecins dans certains actes chirurgicaux : découpe de fragments osseux, endoscopie…
Julien Bourdet
Pour en savoir plus
1. Prix décerné à trois entreprises européennes qui se sont distinguées en 2004.
2. CNRS / Université Joseph Fourier / Institut national polytechnique de Grenoble.
Philippe Cinquin
TIMC, Grenoble
philippe.cinquin@imag.fr