
L'événement
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Climat : mobilisation des Académies
Les Académies des sciences des huit pays les plus industrialisés ainsi que celles de l'Inde, du Brésil et de Chine 1, ont signé une déclaration en vue du prochain sommet du G8, les 6, 7 et 8 juillet prochains à Gleaneagles (Écosse). Elles affirment leur volonté de voir appliquer au plus vite des mesures contre la menace du réchauffement climatique qui se précise. Les Académies souhaitent aussi que soit lancée une étude internationale sur des objectifs acceptables de concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, demandant aux pays riches de développer des « solutions innovantes » pour permettre aux pays du Tiers Monde de respecter l'environnement sans mettre en cause leurs « droits légitimes au développement ». 1. Ces trois pays en développement font partie des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre. |
Une éthique pour les jeunes chercheurs
Le comité d'éthique du CNRS vient de communiquer le fruit de ses réflexions sur l'avenir des jeunes dans la recherche. Il rappelle notamment, « qu'il n'est pas acceptable que des jeunes (…) ayant obtenu le diplôme de docteur éprouvent de lourdes difficultés à s'insérer professionnellement (…) La communauté scientifique et les pouvoirs publics sont conjointement responsables de cette insertion, et il leur faut en assumer la responsabilité. Dans les années de créativité qui suivent le doctorat, ces jeunes doivent se voir donner les moyens qu'ils méritent ; sinon il y a gaspillage de biens communs. Pour le comité, il importe que les entreprises reconnaissent aussi explicitement le niveau de qualification des jeunes docteurs et que les modalités des concours publics ne pénalisent pas certains jeunes chercheurs en leur imposant démarches et déplacements coûteux ».
Pour en savoir plus : www2.cnrs.fr/sites/band/fichier/avenir_jeunes.pdf
Deux nouveaux ministres pour la recherche et l'éducation
Gilles de Robien, auparavant ministre de l'Équipement, des Transports, de l'Aménagement du territoire, du Tourisme et de la Mer, a été nommé le 2 juin ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Il succède à ce poste à François Fillon. M. de Robien a annoncé qu'il mettrait « toute (sa) capacité d'écoute et de dialogue au service de ce ministère ».
Précédemment secrétaire d'État aux Transports et à la Mer, François Goulard a été, lui, nommé ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche. Le 3 juin, il expliquait qu'il travaillerait « dans la continuité » de son prédécesseur, François D'Aubert, et a indiqué que le calendrier du projet de loi d'orientation sur la recherche « était maintenu ».
www.recherche.gouv.fr/ministre/index.htm
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C'est le nombre de brevets du CNRS enregistrés par l'INPI (Institut national de la propriété industrielle) en 2004. Au palmarès, le CNRS vient en 6e position devant le CEA, l'Institut français du pétrole et l'Inserm, seuls organismes de recherche classés !
Consultez le palmarès : www.inpi.fr/front/content/ART_803_25.php
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Le succès scientifique Simulation du climat : le réchauffement confirmé 1,5° C en moyenne pour le scénario le plus optimiste et 4° C pour le plus pessimiste. Telles sont à l'horizon 2100 les prévisions du réchauffement climatique pour notre planète livrée par les deux modèles français de simulation du climat, celui de l'Institut Pierre-Simon Laplace (CNRS / CEA) et celui du Centre national de recherche météorologique (CNRM / Météo-France). Cet exercice a été effectué dans le cadre de la préparation du prochain rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) à paraître en 2007 et qui fait suite à celui de 2001. Pour ce faire, les climatologues se sont appuyés sur différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre et d'aérosols sulfatés au cours du xxie siècle : des scénarios de type A avec de fortes émissions et des scénarios de type B avec des concentrations plus faibles. Une nouveauté, les scientifiques français ont, pour la première fois, cherché à savoir ce qui se passerait au-delà de 2100 si la concentration des gaz à effet de serre se stabilisait. Résultat : les deux modèles ont montré que jusqu'à 2300, les températures continueraient d'augmenter malgré tout, de 0,5 à 0,7° C selon les scénarios. Plus d'informations sur www2.cnrs.fr/presse/communique/696.htm |