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Etats-Unis

La sécurité avant tout

37 Horizon

© J.C Cuillandre (CFHT)

Le volcan Mauna Kea, à Hawaï



Le système national de la recherche publique des États-Unis se caractérise par l'absence d'un ministère unique pour ce secteur. Néanmoins, le budget public est établi dans un plan triennal rassemblant les propositions des départements ministériels concernés et celles des agences qui assurent le financement de la recherche sur projet. Ces dernières disposent souvent de leurs propres laboratoires de recherche. Au nombre de trente, elles financent plus du quart de l'effort de recherche et développement (R&D) national, avec près de 10 % réservés à leurs laboratoires. Le reste est destiné essentiellement aux universités publiques ou privées, qui réalisent la majeure partie de la recherche financée sur fonds publics. Les agences qui ont les budgets les plus importants et, de ce fait, un rôle majeur dans le financement sont les National Institutes of Health (NIH, 27,9 milliards de dollars), la National Aeronautics & Space Administration (Nasa, 11,3 milliards), la National Science Foundation (NSF, 4,2 milliards), le Department of Energy (DOE, 8,9 milliards) et le Department of Defense (DOD, 1,08 milliard). Les orientations de la recherche nationale sont définies par trois organismes : l'Office of Science and Technology Policy (OSTP), qui fait partie de l'Effective Office de la Maison Blanche, le National Science and Technology Council (NSTC), directement rattaché au Cabinet présidentiel, et le President Council of Advisors on Science and Technology (PCAST), qui collabore avec le NSTC pour recueillir les priorités de recherche du secteur privé, des associations professionnelles et des sociétés savantes. Reflétant clairement les orientations du président Bush, l'administration propose un montant record de 131,9 milliards de dollars pour la R&D en 2005 : 69,9 milliards pour la Défense et 1,216 pour la Sécurité intérieure, tandis que la R&D civile et non sécuritaire n'augmente en moyenne que de 2,5 % par rapport à 2004. En termes de valorisation, la réglementation du Patent Trade Office (PTO) américain encourage le dépôt de brevets dans la recherche fondamentale, notamment les sciences de la vie (biotechnologies et recherche clinique). Cela a conduit à une évolution marquée du nombre de brevets déposés par le secteur public, en particulier par les universités. Les relations du CNRS avec les États-Unis sont naturelles et se développent de façon informelle au niveau des laboratoires. En 2003, on comptait près de 5 000 missions en direction des États-Unis pour un total de 40 700 (soit 11,8 % de l'ensemble). La côte Ouest, notamment la Californie, et la côte Est sont les destinations prioritaires. La coopération avec les États-Unis a été officialisée en 1970 par un accord CNRS-National Science Foundation (NSF), devenu informel depuis 1985 à la demande de la NSF. Toutefois, le CNRS mène depuis plusieurs années une politique volontariste de coopération avec les universités américaines : vingt programmes internationaux de coopération scientifiques (Pics) d'une durée de trois ans sont en cours de réalisation, dont huit avec l'Université de Californie. Quelques collaborations exemplaires : les accords IN2P3-Stanford Linear Accelerator Center, CNRS-University of Illinois at Urbana-Champaign (UIUC) et CNRS-Penn State University, le laboratoire international associé avec Caltech et les deux unités mixtes internationales – l'une avec Rhodia à Cranbury, New Jersey, en collaboration avec Princeton University dans le domaine des milieux aqueux complexes, et l'autre avec l'University of California, Riverside, dans le domaine de la chimie. Enfin, le CNRS participe activement à de grands programmes internationaux tels que le télescope France-Canada-Hawaï, l'Integrated Ocean Drilling Program (IODP), le projet Atacama Large Millimeter Array (Alma) et le projet Auger.

Julie Coquart

EN CHIFFRES

 

291 millions d'habitants.

Superficie : 9 629 047 km2 (17 fois la France).

Budget R&D 2005 : 132,2 milliards de dollars.

Budget R&D 2004 : 126,34 milliards de dollars.

2 unités mixtes internationales.

1 laboratoire international associé.

Plus de 100 projets de recherche conjoints

en cours.

20 Pics en cours.

5 200 copublications en 2001, dont la moitié (2 630) avec le CNRS.

4 800 missions CNRS aux États-Unis en 2003.

 

Partenaires

 

La Department of Energy (DOE) est un partenaire privilégié du CNRS. Une convention générale CNRS-DOE vient d'être signée à Washington en avril 2005 ainsi que deux accords spécifiques, l'un portant sur la physique nucléaire et l'autre sur la physique des particules, astrophysique et cosmologie. Ces accords permettront d'officialiser des coopérations internationales dans ces domaines.

Par son importance, l'Université de Californie est le premier système public d'enseignement supérieur et de recherche aux États-Unis. Elle regroupe 10 universités publiques dont notamment Berkeley, San Diego, Davis, Irvine, Santa Barbara, Los Angeles, Riverside et San Francisco. Huit programmes internationaux de coopération scientifique (Pics) sont en cours avec cette Université.

 

Contact

Patrick Bernier
Washington
patrick.bernier@cnrs-usa.org

Claire Giraud
Responsable DREI Amériques, Paris
claire.giraud@cnrs-dir.fr


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