
Le projet pour le CNRS
La délibération adoptée par le conseil d'administration est le fruit de quinze mois de réflexions, d'expérimentations et de travaux approfondis. Ces travaux ont porté sur de très nombreux aspects du Projet d'évolution proposé en mars 2004 par Gérard Mégie et moi-même : la politique scientifique du CNRS, les relations avec les établissements d'enseignement supérieur, l'évaluation de la recherche, les évolutions des laboratoires, les relations européennes et internationales, la politique de ressources humaines, etc. Sur la réforme de l'organisation de l'établissement, tous les personnels du CNRS ont pu mesurer le chemin parcouru depuis la première ébauche d'organigramme incluse dans le Projet, au fil des documents publiés sur l'intranet, des réunions de concertation avec les organisations syndicales et les instances statutaires, ou de mes trois tournées de rencontres avec les directeurs de laboratoires, et ils ont pu s'exprimer par le truchement de la boîte électronique : projetpourlecnrs@dsi.cnrs.fr.
La nouvelle organisation reste pleinement fidèle aux grands objectifs du Projet : elle permettra au CNRS d'améliorer sa capacité à élaborer et à mettre en œuvre une politique scientifique plus explicite et plus affirmée, de mieux développer l'interdisciplinarité, d'amplifier son ouverture européenne et de renforcer sa présence dans les régions, auprès des établissements partenaires et des laboratoires. Cette organisation (voir encadré) correspond à celle décrite dans le texte diffusé le 1er mars dernier, avec quelques ajustements résultant des discussions constructives de ces dernières semaines menées au sein du comité de direction, avec le président du CNRS, les instances consultatives et les organisations syndicales. Elle inclut en particulier un nouveau « découpage » en six départements scientifiques, avec quatre départements essentiellement « disciplinaires » et deux départements « transverses » correspondant à deux domaines dans lesquels le CNRS se donne l'objectif de mieux mobiliser et structurer ses compétences : l'environnement et le développement durable d'une part, l'ingénierie d'autre part. Les deux instituts nationaux, INSU et IN2P3, sont pour leur part confortés dans leur rôle de pilotage de projets et programmes nationaux et internationaux.
La nouvelle organisation doit maintenant être mise en place : le conseil d'administration a donné mandat au directeur général pour qu'elle soit pleinement opérationnelle au 1er janvier 2006. La tâche n'est pas mince. Il s'agit en effet d'installer les nouveaux départements, d'organiser leur coordination au sein de la nouvelle direction scientifique générale, et d'établir une synergie performante de ces départements avec les directions interrégionales. Il s'agit aussi de mettre au point dans ce nouveau cadre des méthodes d'élaboration de la stratégie, d'évaluation et de prise de décision plus lisibles. Il s'agit enfin de faire évoluer le système d'information du CNRS, qui sera la pierre angulaire de la nouvelle organisation.
Cette réforme en profondeur de l'organisation de l'établissement sera donc mise en œuvre dans les prochains mois, en parallèle avec la préparation du Plan stratégique du CNRS. Comme Bernard Meunier et moi-même l'avons écrit aux personnels de l'organisme, le jour même du vote du conseil d'administration, cette décision est une étape essentielle, un point d'appui pour construire l'avenir de l'organisme, pour impulser au sein de l'établissement une dynamique du changement tournée vers la science et ayant pour objectif d'améliorer le fonctionnement de l'organisme et de renforcer ses partenariats. La réforme de l'établissement est en marche, elle est un passage vers la réussite du Projet : faire en sorte que le CNRS, placé au centre du dispositif de recherche national et fortement impliqué dans la construction de l'espace européen de la recherche, contribue à rendre ce dispositif plus dynamique, plus ouvert, plus attractif et plus performant.
Bernard Larrouturou
La nouvelle organisation du CNRS adoptée par le Conseil d'administration Les six départements scientifiques - Mathématiques, informatique, physique, planète et univers (MIPPU) ; - Chimie ; - Vivant ; - Homme et société ; - Environnement et développement durable ; - Ingénierie. Les deux instituts nationaux, IN2P3 et INSU, sont reliés au département MIPPU. Auprès du directeur général, la direction scientifique générale est chargée de la mise en œuvre de la politique scientifique du CNRS. Elle regroupe et coordonne les départements scientifiques et les instituts nationaux. + Auprès du président et du directeur général, la mission de la stratégie et de la prospective est chargée d'impulser les réflexions prospectives et de coordonner la réflexion sur l'élaboration de la politique générale de l'organisme. + Les cinq directions interrégionales : Île-de-France, Nord-Est, Nord-Ouest, Sud-Est et Sud-Ouest. Le directeur interrégional est membre du comité de direction du CNRS. Avec les délégués régionaux de l'interrégion, qui sont ses adjoints, il représente le CNRS en région.