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Génome

De fines lames pour en découdre avec les gènes

 À l'initiative du Réseau national des Genopoles (RNG)1, le programme Resogen2 a pour objectif de mettre des ressources communes à la disposition des laboratoires français travaillant sur la génomique. Les premières de ces ressources sont de fines lames de verre sur lesquelles sont imprimées 25 000 sondes3. Celles-ci décrivent l'essentiel des ARN messagers4 spécifiques des gènes connus à ce jour chez l'homme et la souris. Elles constitueront un outil de référence pour les chercheurs qui étudient des cellules ou des tissus dans différentes conditions physiologiques ou pathologiques. Elles leur permettront en effet de mesurer la quantité d'ARN messager contenue dans ces cellules ou tissus. Les laboratoires pourront commander ces lames sur le site Internet du RNG. Pour un montant de 80 euros, les chercheurs auront la possibilité d'acquérir une cinquantaine d'entre elles ou plus, mais cette fois-ci sur la base d'un projet de recherche validé par le RNG. En contrepartie, ils devront s'engager à réaliser leurs expériences dans un délai de six mois, à en communiquer confidentiellement les résultats bruts sur les serveurs des sites de production des lames5 et à les rendre publiques au bout de dix-huit mois. « D'autres ressources suivront, comme un logiciel pour les plates-formes en protéomique ou encore des réactifs pour l'inactivation des gènes », souligne par ailleurs Florent Soubrier, directeur du RNG.

 

Ces outils tombent à point nommé pour exploiter la séquence du génome de l'homme et de la souris et aider à comprendre les mécanismes intimes du vivant, depuis les grandes fonctions de la cellule jusqu'aux causes de maladies complexes comme les maladies multigéniques. In fine, les chercheurs, espérons-le, pourront grâce à ces ressources découvrir la fonction de nouveaux gènes et donc de nouvelles cibles thérapeutiques.

 

Fabrice Impériali

 

Pour en savoir plus : http://rng.cnrg.fr/

Notes :

1. Agence, de moyens et structure de coordination des huit génopoles régionales, créée en 1999 dans le cadre du programme national de génomique français.
2. Ressources génomiques partagées.
3. Des oligonucléotides, c'est-à-dire des chaînes d'ADN synthétiques dont la séquence est complémentaire d'un gène synthétique.
4. Les acides ribonucléiques ou ARN jouent les intermédiaires entre l'information génétique du génome contenu dans l'ADN et les protéines chargées des fonctions cellulaires.
Les ARN dits messagers ont copié l'information de l'ADN lors de la transcription et serviront de matrice lors de la traduction qui donnera une protéine.
5. L'Institut de pharmacologie moléculaire et cellulaire (CNRS / Université de Nice Sophia-Antipolis), l'Institut de génétique et biologie moléculaire et cellulaire (CNRS / Inserm / Université Louis-Pasteur de Strasbourg) et le Service de génomique fonctionnelle du CEA à Évry.

Contact

Florent Soubrier, Directeur du RNG, fsoubrier@cnrg.fr


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