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Canada

Une action fédérale et provinciale

Au Canada, l'enseignement, y compris supérieur, est une compétence exclusivement provinciale. La recherche, en revanche, est aussi gérée par le gouvernement fédéral, sous la forme d'un secrétariat d'État qui dépend du ministère de l'Industrie. Malgré cela, le financement n'est pas homogène à travers tout le pays, et deux provinces se distinguent pour leur politique d'investissement en recherche : l'Ontario et le Québec.

La recherche canadienne s'effectue dans des structures propres, comme les instituts du Conseil national de recherches du Canada (CNRC), dans des laboratoires universitaires et dans des entreprises privées. Au niveau fédéral, trois conseils financent la recherche. Le premier, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), attribue des subventions aux universités pour des travaux en sciences exactes. Chaque année, il soutient 9 000 étudiants et 8 700 chercheurs. Il joue un rôle clé dans les 20 réseaux de centres d'excellence auxquels participent environ 560 PME.

 

 

CNRC

Le CNRC est l'un des principaux partenaires du CNRS au Canada.


 

Le second conseil, constitué des instituts canadiens de recherche en santé (IRSC), inspirés des National Institutes of Health américains, est le principal organisme fédéral de financement de la recherche en santé. Enfin, le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH) soutient chaque année 5000 chercheurs et étudiants de 87 universités. Outre ces trois organismes, une série de programmes stratégiques pour le Canada a été lancée. Les trois plus récents sont la « Fondation canadienne pour l'innovation », destinée à financer en partie la modernisation de l'infrastructure de recherche, les « Chaires de recherche du Canada », dont l'objectif, en finançant la création de 2 000 chaires de recherche d'excellence, est d'attirer au Canada les jeunes chercheurs les plus prometteurs du monde entier, et enfin, « Genome Canada », destiné à coordonner la recherche sur le génome. Le pays renforce aussi les moyens pour des activités de recherche susceptibles de donner lieu à de l'innovation dans des secteurs où il possède une avance suffisante. Cela concerne l'aéronautique, les technologies de l'environnement, de l'information et des télécommunications, les produits pharmaceutiques et les biotechnologies. Les Canadiens recherchent d'ailleurs des partenaires étrangers pour les accompagner dans cette démarche. La France figure déjà en bonne place parmi les collaborateurs du Canada. En 2003, au regard des copublications internationales, elle occupait le 5e rang, derrière les

 

États-Unis, le Japon, le Royaume-Uni et l'Allemagne1. Pour le CNRS, cette coopération est de longue date. Ainsi, il collabore, avec le CNRC, principal organisme fédéral de recherche, depuis 1971. Dans ce cadre, 11 projets conjoints étaient en cours en 2004. De plus, les deux organismes financent chacun à 42,5 % le télescope Canada-France-Hawaï, l'un des plus performants du monde dans la classe des télescopes de 4 m. Par ailleurs, l'accord entre le CNRS et les IRSC, signé en 1983, permet des échanges de chercheurs dans les domaines de la pharmacologie, de la neurobiologie et de la biologie moléculaire. 6 Pics2 associent également des équipes du CNRS et du Canada. Enfin, d'autres collaborations ont pu voir le jour grâce au fonds France-Canada pour la recherche, créé en 2000. En 2003, plus de la moitié des bénéficiaires de ce fonds étaient des unités CNRS.

 

Stéphanie Belaud

 

 

Partenaires

Le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) est l'un des principaux partenaires du CNRS. Actuellement, 11 projets conjoints sont menés dans les domaines des matériaux, des nanotechnologies, de la photonique, de l'astronomie, de la biologie structurale et de la biologie végétale. Le CNRC dispose d'une vingtaine d'instituts, emploie 3 300 personnes et accueille un millier de chercheurs invités par an. Les instituts canadiens de recherche en santé (IRSC) sont aussi des partenaires importants du CNRS. Réseau multidisciplinaire, ces 13 instituts « virtuels » se consacrent chacun à un domaine particulier : recherche fondamentale biomédicale, recherche clinique appliquée, recherche sur la santé des populations et sur les systèmes et services de santé. Chaque année, ils accordent 3 000 subventions, 1 600 bourses et soutiennent environ 4 000 stagiaires.

 

 

En chiffres

> 31,9 millions d'habitants.

> Superficie : 9 976 139 km 2 (18 fois la France).

> Dépenses R&D en 2003 : 15 milliards d'euros, soit 1,9 % du PIB.

> Budget fédéral consacré à la recherche : 3 milliards d'euros.

> Budgets provinciaux consacrés à la recherche : 0,8 milliard d'euros.

> 156 000 personnes affectées à la R&D en 2000.

> 20 programmes de recherche conjoints du CNRS avec le CNRC et les IRSC en 2004.

> 6 Pics en 2004.

> 1 250 co-publications franco-canadiennes, dont près de la moitié avec le CNRS, en 2003.

> 826 missions CNRS au Canada en 2003.

 

 


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