
Peintures : les billes roulent leur bosse
Des extraterrestres père et fils qui marcheraient sur Mars main dans la main ?
Non, plus sérieusement : un empilement de billes de polymère – du poly(méthyl méthacrylate) exactement –, colorisées pour être différenciées sous l'œil du microscope à balayage électronique. Si les petites boules paraissent intactes, parfaitement hermétiques et rondes – il est plus facile de les « préserver » –, les grosses, perforées et gondolées, échouent dans leur rôle de microencapsulation. En effet, les capsules doivent être pleines et intactes pour assurer leur mission : libérer un parfum agréable dans des peintures. Des peintures censées tenir deux ans, exigence de l'industriel Blancolor, qui travaille avec le Laboratoire de chimie macromoléculaire de Montpellier. Ceci permettrait de diffuser de doux effluves dans des lieux d'affluence comme les couloirs de métro, les gares… Toute la difficulté de cette recherche est de stabiliser le parfum à long terme, car les capsules ont une durée de vie limitée. L'objectif est de programmer ces capsules : quand l'une aura fini d'émettre son parfum, une autre devra prendre le relais.
S. B.