
Concertation
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Cet objectif a été clairement atteint, et très apprécié par les participants des réunions. Les directeurs de laboratoire ont largement exprimé leur satisfaction à l'issue de ces contacts directs qui leur donnaient l'occasion de poser des questions, de s'informer mais aussi d'alerter le directeur général sur les difficultés rencontrées sur le terrain. « Les réunions, fait remarquer l'un des participants, sont d'autant plus nécessaires que toutes les questions n'ont pas encore de réponses et suscitent des inquiétudes au sein des laboratoires ». Et, précise un autre : « Ces rencontres ont l'énorme avantage de désarmer rumeurs, non-dits, suspicions, etc…, ce qui permet de débattre sur l'avenir du CNRS à partir de faits objectifs ».
Pour ceux qui ont pu assister à plusieurs réunions, c'est le signe le plus révélateur de l'avancement du Projet : les points que concernent ces questions ont évolué au fil du temps. Si les premières interrogations portaient beaucoup sur le rôle des directeurs interrégionaux et sur leur positionnement dans le dispositif de la direction de l'organisme, la lettre de mission (publiée sur intranet) adressée par le directeur général à Antoine Petit et Jean-Marie Hombert, et les contacts que ces derniers ont établis depuis leur nomination avec les laboratoires et avec les personnels des délégations régionales ont, depuis, apporté des premiers éléments de réponse. Au cours des réunions ultérieures, les questions qui semblaient préoccuper les directeurs d'unité portaient davantage sur le contenu des partenariats rénovés avec les universités, et, au-delà, sur les relations avec les universités. De même, les demandes de précisions et de définitions au sujet des pôles d'excellence, de la « masse critique », de la taille des laboratoires, du statut des différents types de laboratoires prévus dans le Projet, sont allées croissant… Il est certain, toutefois, que bon nombre de questions demeurent sans réponse précise à ce jour. Il faut reconnaître qu'avancer en expérimentant est plus difficile que suivre un schéma de réforme fixé d'avance, clair mais immuable. Mais le fait d'avancer est une réponse en soi et l'expérimentation offre l'avantage d'une certaine souplesse, qui requiert l'acceptation d'une phase pendant laquelle « on a conscience de ce qu'on abandonne, l'ancien système que l'on connaît bien, sans encore bien discerner ce qui nous attend, le nouveau système que l'on ne connaît pas », pour citer un autre participant à l'une des réunions dans les régions.
La tournée des rencontres du directeur général avec les directeurs d'unités a eu lieu pendant la phase déterminante de la tenue des Assises de la recherche à Grenoble, auxquelles il a aussi participé. De nombreux membres des laboratoires ont contribué à l'élaboration du rapport des États généraux, et la question de la synergie entre le Projet et ce processus d'évolution globale de l'organisation de la recherche française a été évoquée souvent au cours des rencontres avec Bernard Larrouturou. Le directeur général a expliqué que le CNRS a adapté le calendrier prévisionnel de ses décisions de réforme pour tenir compte des États généraux et de la préparation du projet de loi sur la recherche, mais qu'il doit aussi continuer à préparer son évolution. Il a également souligné les points de convergence entre les propositions des États généraux et le « Projet ». Au stade actuel, l'équipe de direction du CNRS travaille, avec Bernard Meunier, président nouvellement nommé, sur le prochain point clé du Projet : l'élaboration de l'organisation de la future Direction de la stratégie scientifique, qui regroupera les départements, et son articulation avec les directions interrégionales. L'objectif de Bernard Meunier et Bernard
Larrouturou est de proposer au conseil d'administration d'approuver les principales décisions de réorganisation dans les premiers mois de 2005. D'ici là, c'est par l'intermédiaire de l'intranet et de sa « boîte aux lettres » que la réflexion sur le Projet va se poursuivre au sein de l'établissement.
Michèle Postel