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BREVES...

Lumière sur l'empreinte génomique

 Chez nous humains, il existe des gènes qui n'expriment qu'une de leurs deux copies héritée de nos parents. Cette répression génique ou empreinte génomique est essentielle au développement du placenta et de l'embryon. Et une anomalie à ce niveau est observée dans certaines tumeurs. On constate d'ailleurs chez l'homme, sur le chromosome 11, une région dont l'empreinte est souvent perturbée dans des pathologies. Une équipe de l'Institut de Génétique moléculaire de Montpellier a identifié chez la souris, les mécanismes responsables de l'inactivation spécifique de la copie paternelle des gènes sur l'ensemble de cette région. Et surprise ! On a découvert que la répression de la plupart des gènes n'implique pas la méthylation de l'ADN (fixation de groupements méthyl, CH3), mais plutôt la modification des histones, les protéines qui organisent l'ADN dans la cellule. Une autre étude menée avec une équipe de Cambridge (Angleterre) a démontré que la répression paternelle le long du chromosome 7 (équivalent du chromosome 11 chez l'homme), et donc la modification des histones, était dépendante d'une courte séquence d'ADN en plein milieu de cette région chromosomique. Un éclairage sur les mécanismes impliqués dans certaines pathologies, cancéreuses notamment.

 

Contact : Robert Feil, robert.feil@igmm.cnrs.fr

 

 

 

Des chevaux murmurent à l'oreille des chercheurs

Les hommes n'ont pas le monopole en matière d'états d'âme. Les animaux aussi ont leurs humeurs. Selon une enquête récente des Haras nationaux, les études portant sur l'étude du tempérament du cheval représentent le 2e centre d'intérêt parmi soixante-dix thèmes de recherche dans le domaine équin. C'est dans ce courant qu'une équipe de l'Unité de physiologie de la reproduction et des comportements à Tours, en collaboration avec les Haras nationaux inaugure une nouvelle recherche : prédire l'attitude du cheval à partir de la connaissance de son tempérament. Et les premiers résultats tombent. Ainsi les travaux de Lea Lansade montrent qu'il serait possible, à partir de tests de réaction standardisés, de déterminer dès le plus jeune âge le comportement des chevaux face à la nouveauté ou à l'isolement et de le prédire dans des situations variées.

 

Contact : Léa Lansade, lea.lansade@tours.inra.fr

 

 

 

Proto-graine de 385 millions d'années

Une équipe franco-belge à laquelle participe Brigitte Meyer-Berthaud du laboratoire « Botanique et bioinformatique de l'architecture des plantes » a trouvé en plusieurs centaines d'exemplaires dans un gisement belge, une protograine de 385 millions d'années, longue de 7 mm : Runcaria. Son organisation complexe la distingue d'autres groupes de plantes qui n'ont pu mettre en place une reproduction de type graine. Sa découverte suggère que les plantes à graine auraient précédé les fougères.

 

Contact : Brigitte Meyer-Berthaud

Tél : 04 67 61 75 25

 

 

 

Les cristaux n'ont qu'à bien se tenir

Une équipe du Laboratoire de spectrométrie physique, en collaboration avec une équipe allemande vient de montrer comment contrôler la croissance de cristaux en zigzags, sites privilégiés pour la formation de nanostructures. De beaux lendemains pour les biopuces et autres technologies de la communication.

 

Contact : Chaouqi Misbah

cmisbah@spectro.ujf-grenoble.fr

 


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