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Transfert de technologie

Fist, un super-outil de valorisation

« Une des actions principales de Fist est l'analyse du potentiel de la technologie dans le marché. »
Que vous soyez un chercheur piaffant de valoriser l'une de vos trouvailles technologiques, un industriel – gros ou petit – souhaitant commercialiser des produits innovants, que vous représentiez un laboratoire doté d'un portefeuille de brevets à exploiter ou une start-up en quête de distributeurs, Fist S. A.1 est fait pour vous.

D'un bout à l'autre de la chaîne du transfert de technologie, cette société de services propose, en effet, depuis douze ans toute la gamme nécessaire à la valorisation de la recherche scientifique : stratégie de protection des inventions, identification des partenaires industriels, scientifiques ou financiers, rédaction et négociation des accords d'exploitation (licences, accords de co-propriété de brevet, cessions…), coups de pouce à la création d'entreprises innovantes, etc. « Une des actions principales de Fist est l'analyse du potentiel de la technologie dans le marché », explique Dale Roche, directrice des opérations. Bilan des courses : 700 accords de transfert négociés (dont 60 % avec des PME / PMI), 3 000 demandes de brevets déposés et 60 « jeunes pousses » accompagnées, dont 15 avec prise de participation de Fist.

Un palmarès d'autant plus flatteur que le transfert de technologie n'était ancré, il n'y a pas si longtemps, ni dans les cœurs, ni dans les esprits des chercheurs tricolores… Mais à force d'obstination, Fist a contribué à forger une véritable « culture du brevet », qui porte aujourd'hui ses fruits : pour la seule année 2003, plus de 350 dossiers de valorisation ont été étudiés, dont environ la moitié débouchera sur un brevet.

Une culture fichée au cœur des préoccupations du CNRS, bien décidé à ce que les recherches en Sciences de la vie et de la matière trouvent, autant que faire se peut, leurs applications industrielles (produits, procédés, logiciels ou savoir-faire). « Depuis 18 mois et l'arrivée du nouveau directeur général Ronan Stéphan, Fist se concentre sur l'amélioration des prestations envers le CNRS, notre client à 90 %, en créant de nouveaux outils », confie Dale Roche. Ainsi d'une cartographie des brevets du CNRS (voir le Journal du CNRS, n°174) ou de la mise en ligne d'une base de courtage sur « frinnov.com », appelée à devenir une véritable vitrine de l'innovation française, et pourquoi pas européenne, notamment par un partenariat de diffusion avec Cordis2.

Qui dit nouveaux outils, dit aussi nouvelles missions. La participation hebdomadaire au « comité des engagements »3, qui en évalue le potentiel commercial, donne à Fist l'assurance de dénicher les innovations et d'être prêt à épauler tout chercheur désireux de valoriser sa recherche. C'est que l'intérêt pour ce dernier est double : amener une technologie aboutie sur le marché, mais aussi trouver un financement via une collaboration avec un industriel. Une voie particulièrement explorée par le CNRS et dont Fist se préoccupe depuis un an, car « travailler avec les industriels fait désormais partie de l'avenir de la recherche », rappelle Dale Roche. L'ambition de Fist ? Devenir le premier prestataire indépendant et offrir ses services, moyennant une réorganisation et un développement internes4, « à toute la communauté scientifique, y compris des équipes non-CNRS », résume Dale Roche. Un objectif dûment approuvé par l'Anvar, actionnaire historique de Fist. « Fist pourrait proposer ses services à d'autres structures de recherche, comme les universités, dont les bureaux de valorisation n'ont hélas pas toujours ses moyens », note le secrétaire général Jean-Marie Sepulchre. Cette montée en puissance se solde également par une implication locale plus grande, l'avenir du transfert de technologie passant désormais par les régions, à en croire Michel Guilbaud, directeur général délégué. Lequel ne verrait pas d'un mauvais œil « des contacts Fist dans les régions », à l'instar des délégations régionales du CNRS ou de l'Anvar. Une manière de se rapprocher des inventeurs comme des PME / PMI, complémentaire de l'approfondissement de la coopération européenne.

 

Gwen-Haël Denigot

Notes :

1. France Innovation Scientifique et Transfert, filiale du CNRS (70 %) et de l'Anvar (30 %).
2. Service communautaire d'informations sur la Recherche et le Développement.
3. Composé de représentants de Fist et des départements scientifiques, sous la houlette de la Délégation aux entreprises du CNRS.
4. 16 chargés d'affaires scientifiques sectoriels, 4 juristes et 3 spécialistes de la veille technologique.

Contact

Dale Roche, Fist, Paris, dale.roche@fist.fr, Consulter le site web


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