
Espace
Les 6 et 7 juillet 2004 à Paris, les murs de la Maison de la chimie ont abrité les discussions de deux cent trente chercheurs et ingénieurs du Cnes, du CNRS et d'autres organismes partenaires. Entre une volonté appuyée de poursuivre les programmes en cours et le désir d'ouvrir de nouvelles thématiques, ce séminaire de prospective s'est conclu par des recommandations destinées à orienter les programmes scientifiques du Cnes. Petit tour d'horizon non exhaustif des souhaits de la communauté pour la recherche spatiale française des dix ans à venir.
© Illustration D.Ducros/ESA Les chercheurs du CNES vont poursuivre l'exploration de Mars en y posant un atterrisseur
Les sciences de la planète ne sont pas en reste : « la mesure de la pollution troposphérique1 à partir de données spatiales, la mise au point d'outils pour une meilleure mesure du relief des terres émergées, et de capteurs infrarouges pour modéliser le fonctionnement de la végétation figurent parmi nos souhaits », confie Daniel Vidal-Madjar, responsable du programme « Observation de la Terre » au Cnes. Les chercheurs aimeraient également instaurer une observation plus fréquente et précise des zones côtières, et se pencher sur les champs de houle océanique dans le but d'améliorer la sécurité maritime. Assurément, et sous ces nouveaux cieux, la recherche spatiale est à des années-lumière de la panne d'inspiration.
Matthieu Ravaud
1.La troposphère est la région de l'atmosphère la plus proche du sol.
Richard Bonneville, Cnes, Paris, richard.bonneville@cnes.fr
www.cnes.fr