
Concertation
Les travaux sont organisés et suivis par une « équipe-Projet », constituée autour de Jean-Michel Lemaire, nommé « chargé de mission pour le Projet » par Gérard Mégie et Bernard Larrouturou. Cette équipe comprend Jeanne Jordanov (qui va, de ce fait, quitter ses fonctions de déléguée régionale à Bordeaux), Michèle Postel (qui était chargée de mission à la DRH) et, à mi-temps, Maya Berthoz (directrice de cabinet du directeur général). Accompagnée par un consultant en management, cette équipe a organisé durant l'été la structuration du travail de mise en œuvre du Projet et de préparation du Plan stratégique. Ce travail s'organise en douze chantiers, qui seront tous opérationnels au mois de septembre et dont la description et le calendrier sont présentés sur l'Intranet du CNRS pour permettre aux personnels de l'établissement de suivre l'avancement des travaux et d'y apporter leurs contributions. Un certain nombre de résultats sont attendus pour le début du mois d'octobre : ils nourriront les échanges qui auront lieu au cours de la nouvelle tournée de rencontres de Bernard Larrouturou avec les directeurs de laboratoires, prévue entre mi-octobre et mi-novembre.
Parmi les éléments qu'il a présentés au conseil d'administration au mois de juin, le directeur général a notamment insisté sur les questions concernant les partenariats du CNRS avec les établissements d'enseignement supérieur. Fidèle à un texte2 qu'il avait préparé avec Gérard Mégie, Bernard Larrouturou a souligné que l'objectif de « renforcer la capacité des établissements d'enseignement supérieur à être des acteurs forts dans la compétition internationale de la recherche scientifique, capables de définir et de mettre en œuvre une vraie politique scientifique » devait être placé « au tout premier plan des réflexions actuelles sur l'évolution du dispositif national de recherche ». Il a aussi précisé que « mettre dans les universités, non pas toute la recherche publique, mais l'essentiel, peut être un très bon objectif pour la recherche française, mais seulement à long terme et que le CNRS reste aujourd'hui indispensable dans le dispositif national de recherche. » Il a également proposé que le CNRS s'engage « dans une démarche différenciée qui privilégie la mise en place d'expérimentations avec certains établissements, avec lesquels l'historique des relations et la confiance entre les équipes dirigeantes permettront de développer un partenariat plus fort et plus stratégique. »
Le directeur général a, enfin, annoncé le chantier ayant trait à la politique scientifique, fer de lance de tout organisme de recherche. Comme énoncé dans le texte du Projet, il s'agit désormais de préciser ces priorités en s'appuyant sur les cinq secteurs interdisciplinaires prioritaires choisis en 2002, notamment pour les plus larges d'entre eux — « le vivant et ses enjeux sociaux » et « environnement, énergie et développement durable ». En fin d'année, ce travail doit permettre au conseil d'administration, après avis du conseil scientifique, d'approuver un texte qui précisera la politique scientifique du CNRS et ses principes de mise en œuvre.
Les membres du conseil d'administration ont « chaleureusement et majoritairement » encouragé le directeur général à poursuivre tous ces projets, auxquels ils resteront étroitement associés au cours des prochains mois.
Stéphanie Bia
1. Voir Journal du CNRS, n° 170-171, 173 et 174-175.
2. Texte disponible sur le site web du CNRS.