
Deux gènes responsables de la maladie de Coffin-Lowry
Des chercheurs français1 et américains viennent de montrer le rôle similaire de deux gènes dans la maladie de Coffin-Lowry, qui se manifeste par un retard mental et des déformations, notamment de la colonne vertébrale. Les biologistes ont fait muter tour à tour ces gènes chez la souris. Dans les deux cas, la production d'ostéoblastes, cellules qui produisent la partie solide et le collagène des os, diminue. Ces recherches pourraient donc conduire à des traitements thérapeutiques pour les personnes atteintes de cette maladie génétique, mais aussi pour celles qui souffrent d'ostéoporose.
1. De l'Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (CNRS/Inserm/université Louis Pasteur).
Contact : André Hanauer, andre@titus.u-strasbg.fr
La subduction vieille d'au moins 1,8 milliards d'années
Par l'analyse de microdiamants, des chercheurs français1 et sud-africains estiment que des mécanismes de subduction semblables à ceux d'aujourd'hui étaient déjà à l'œuvre il y a 1,8 milliard d'années. La subduction se produit quand une plaque de la croûte terrestre passe sous une autre. Elle entraîne l'enfouissement de sédiments de la surface vers le manteau terrestre. Les microdiamants étudiés contiennent beaucoup d'azote, signe qu'ils se sont formés dans une zone de subduction, et la roche volcanique du manteau dans laquelle ils ont été découverts a été datée à 1,8 milliard d'années.
1. Du Laboratoire de géochimie des isotopes stables (CNRS/Institut de physique du globe de Paris)
Contact : Pierre Cartigny, cartigny@ipgp.jussieu.fr
Une nouvelle particule ?
L'expérience H11 menée sur l'accélérateur de particules HERA à Hambourg vient de permettre l'observation d'une nouvelle particule élémentaire. Son nom : le pentaquark charmé. Sous ce nom ésotérique se cache une particule composée de cinq quarks dont un que les physiciens appellent « charme ». Dans la nature, les quarks sont le plus souvent groupés par trois et constituent alors les particules du noyau de l'atome : proton et neutron. C'est par la collision de protons et d'électrons que les chercheurs ont pu créer ce pentaquark à la durée de vie extrêmement courte, inférieure à la picoseconde
(10-12 s). Petit bémol toutefois : l'expérience Zeus réalisée en parallèle avec H1 sur HERA n'a pas pu voir cette nouvelle particule. Cette découverte, si elle se confirmait, permettrait aux physiciens d'en savoir davantage sur la force forte, qui assure la cohésion des quarks entre eux ainsi que celle des particules du noyau de l'atome.
1. Expérience européenne menée par une quarantaine de laboratoires dont cinq français (CEA, et unités mixtes CNRS).
Contact : Claude Vallée, vallee@cppm.in2p3.fr