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Changements des températures moyennes hivernales (haut) et estivales (bas) d'ici la fin du XXIe siècle.
Une équipe de modélisation du Centre national de recherches météorologiques, coordonnée par Jean-François Royer, a réalisé une simulation du climat jusqu'en 2100 à partir d'un scénario dit « modéré » proposé par le Giec c'est-à-dire préconisant des taux d'émission de CO2 moyennement élevés.
Cette simulation utilise le modèle atmosphérique Arpège-Climats de Météo France, associé à un modèle de chimie qui calcule les transferts d'ozone dans l'atmosphère. Le tout a été couplé au modèle d'océan OPA du CNRS pour calculer notamment les flux de chaleur échangés entre l'océan et l'atmosphère. La simulation révèle un réchauffement global de la planète de 3°C environ. Il est plus marqué dans les latitudes nord, ce qui cause la fonte de la banquise. On remarque un réchauffement moindre dans l'hémisphère sud en raison de la prépondérance des océans. Paradoxalement, un climat moins chaud est simulé dans l'Atlantique nord. Cette anomalie climatique provoquerait un réchauffement plus modéré en Europe, voire un refroidissement selon d'autres modèles. « Elle serait causée par un ralentissement, ou même un éventuel arrêt de la circulation thermohaline (voir lexique) dans certains scénarios, explique l'ingénieur, qui limiterait la remontée vers le nord des courants marins chauds comme le Gulf Stream ».
F.I.
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Jean-François Royer
jean-francois.royer@meteo.fr