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ÉDITO

Bernard Larrouturou, directeur général du CNRS.

Bernard Larrouturou

Nommé à la direction du CNRS en août dernier, j'ai souhaité durant les premiers mois de mon mandat me rendre dans toutes les délégations régionales de l'établissement. Dans chaque région, j'ai tenu une réunion avec les directeurs de laboratoires, j'ai visité quelques laboratoires, et j'ai rencontré les présidents d'universités, directeurs d'écoles et responsables des collectivités locales partenaires du CNRS.
Cette « tournée » m'a permis de prendre connaissance des préoccupations et des besoins du CNRS, et c'est avec un très grand plaisir que j'ai découvert la richesse, la diversité, l'ouverture et le dynamisme de nos équipes, dans toutes les régions de France. Au début de cette nouvelle année, je souhaite d'abord donner à tous des nouvelles rassurantes sur la situation budgétaire du CNRS, qui a suscité tant de débats. Notre budget pour 2004, tout en restant difficile, est nettement meilleur que ce que l'on a pu craindre, grâce à la décision récente du gouvernement de verser au CNRS les 172 M€ qui étaient restés gelés depuis 2002. J'ai d'ailleurs envoyé récemment une note d'explication très détaillée en ce sens à l'ensemble des directeurs de laboratoires. Toute idée de crise financière étant repoussée, ilimporte maintenant de poursuivre sereinement les réflexions indispensables sur l'évolution de nos moyens, et notamment de construire une perspective pluriannuelle concernant  l'emploi et les carrières scientifiques pour être en mesure de proposer une vraie perspective aux jeunes qui s'orientent aujourd'hui vers la recherche.
Plus largement, nous avons aujourd'hui la chance d'être dans une situation où la recherche fait l'objet de grandes attentes de la société et où elle est de nouveau présente dans le débat public, en France et en Europe. Il nous appartient de saisir cette chance et de dépasser les difficultés présentes pour construire une vision ambitieuse de l'avenir de la recherche française et européenne. Gérard Mégie, président du CNRS, et moi-même souhaitons, dès les premiers mois de cette nouvelle année, relancer la réflexion stratégique sur l'avenir du CNRS et sur la façon dont il doit se mettre davantage en mouvement pour mieux relever les nouveaux défis auxquels il doit faire face et mieux jouer son rôle au centre de la recherche scientifique nationale et au service de son ouverture européenne. C'est donc avec l'enthousiasme des nouveaux arrivants, mais aussi avec la confiance et l'ambition sur lesquelles doit s'appuyer la réflexion sur notre avenir que j'adresse au CNRS, à ses laboratoires, ses personnels et ses partenaires mes meilleurs vœux de succès et de réussite pour 2004 !


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