
Paris, 1er juillet 2005
Les changements climatiques de la dernière période glaciaire étaient, jusque là, évaluées par les variations de la teneur en oxygène 18(2) de la glace des forages du Groenland(3). Cette méthode conventionnelle a permis d'estimer ces variations à 5 degrés environ en quelques dizaines ou centaines d'années.
Les résultats publiés dans
Cette nouvelle étude renforce ainsi la nécessité de tenir compte des variations saisonnières des précipitations, très différentes en période glaciaire de celles que nous connaissons actuellement, pour aboutir à une interprétation correcte des enregistrements isotopiques du Groenland.
Ces résultats représentent un défi pour les nouveaux modèles climatiques qui devront intégrer de nouveaux paramètres afin de rendre compte de ces changements climatiques abrupts atteignant
(1)Ces travaux ont aussi reçu le soutien de l'IPEV (Institut français Paul-Emile Victor) et du Programme national d'étude de la dynamique du climat piloté par l'Institut national des sciences de l'univers du CNRS
(2) La teneur en oxygène 18 permet d'évaluer la température au Groenland au moment où la neige s'est formée
(3) Forages de GRIP, GISP2 et North GRIP (Greenland Ice Core Project)
(4) Le deutérium est un isotope de l'hydrogène. La combinaison de l'oxygène 18 et du deutérium permet d'évaluer la température à la surface de l'océan au moment ou l'eau s'est évaporée.
Contact presse CNRS
Gaëlle Multier, gaelle.multier@cnrs-dir.fr, 01-44-96-46-06
Contact Presse CEA
Alexandra Bender , a.bender@cea.fr, 01-40-56-17-16
Derniers communiqués
Toutes disciplines confondues