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Paris, 12 mai 2015

La médaille de l'innovation 2015 du CNRS décernée à Jérôme Chevalier, Patrick Maestro, Jean-Michel Morel et Sylviane Muller

Jérôme Chevalier, Patrick Maestro, Jean-Michel Morel et Sylviane Muller sont les lauréats de la cinquième édition de la médaille de l'innovation du CNRS, qui leur sera remise le 10 juin prochain au siège de l'organisme. Cette prestigieuse distinction récompense des personnalités dont les recherches exceptionnelles conduisent à des innovations marquantes sur le plan technologique, thérapeutique et sociétal.

Le jury 2015 se compose du directoire, des directeurs d'institut et de la directrice de l'innovation et des relations avec les entreprises du CNRS, des présidents des alliances de recherche, d'un représentant du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, de personnalités du monde de l'entreprise et du monde de la recherche.

Jérôme Chevalier

Directeur depuis janvier 2014 du laboratoire Matériaux : ingénierie et science (CNRS/Insa de Lyon/UCBL), il est un spécialiste reconnu internationalement de la conception de céramiques innovantes et notamment de biocéramiques. Cet enseignant-chercheur de 44 ans a proposé des améliorations majeures pour augmenter la durabilité des prothèses orthopédiques et dentaires en céramique. Il est également à l'origine de nouveaux composites utilisés en chirurgie pour remplacer les tissus osseux et de matériaux supports de la régénération tissulaire. Ses travaux s'étendent aussi au-delà du domaine biomédical : il a ainsi contribué à la mise au point de nouvelles céramiques à coefficient de dilatation nul pour la fabrication de miroirs spatiaux ou encore de supports de catalyse destinés à l'industrie pétrolière.

Chevalier

© DR

Jérôme Chevalier




Patrick Maestro

Membre fraîchement élu de l'Académie des technologies, ce chimiste de 62 ans est une pointure dans le domaine des matériaux. Son péché mignon ? Les composés à base d'oxydes de terre rares que l'on retrouve aujourd'hui, en partie grâce à lui, dans les lampes à basse consommation (les LED), dans les catalyseurs de postcombustion des voitures ou comme pigments dans les plastiques. Mais Patrick Maestro, 60 publications et 15 brevets à son actif, a également innové dans l'art de faire travailler de concert recherche publique et monde industriel. Nommé directeur scientifique de Rhodia en 2007, puis de Solvay en 2011, il a grandement contribué à leur rapprochement avec le CNRS à travers, notamment, la mise en place de laboratoires en France tels que le Laboratoire polymères et matériaux avancés (CNRS/Solvay) ou le Laboratoire du futur (CNRS/Solvay/Univ. de Bordeaux), et même à l'étranger avec la création en 2010 à Shangaï de l'unité mixte internationale E2P2L (CNRS/Solvay/ENS Lyon/Univ. de Lille-I/UCCS/Ecnu/Fudan).

Maestro

© Studio Norbert

Patrick Maestro




Jean-Michel Morel

Spécialiste de l'analyse et du traitement d'images, ce mathématicien de 61 ans, fervent théoricien, ne se doutait pas à ses débuts que ses travaux allaient changer la vie des industriels et du grand public. Depuis, ses puissants algorithmes de débruitage d'images (pour en supprimer les perturbations ou « bruit ») améliorent la miniaturisation des caméras des téléphones portables, notamment ceux conçus par la société DxO Labs. Et, en partenariat avec le Cnes, son équipe du Centre de mathématiques et de leurs applications (CNRS/ENS Cachan/Univ. Paris-Saclay) a aidé à la conception de satellites d'observation de la Terre et à la cartographie de cette dernière en relief à haute précision. Son credo : théoriser et résoudre tous les problèmes que les industriels lui soumettent. Depuis quelques années, il a aussi enfourché un nouveau cheval de bataille : le partage et l'expérimentation en ligne des algorithmes, via le journal Ipol, ouvert aux chercheurs et aux industriels, premier outil du genre qu'il a créé sur Internet.

Morel

© CNRS Phototheque - Cyril Frésillon

Jean-Michel Morel




Sylviane Muller

Entrée au CNRS en 1981, elle dirige depuis 2001 l'unité Immunopathologie et chimie thérapeutique du CNRS, à Strasbourg. C'est dans ce laboratoire que cette biologiste née en 1952 a découvert avec son équipe l'effet thérapeutique du peptide P140 sur le lupus. Le lupus est une maladie auto-immune qui affecte plus de 5 millions de patients dans le monde et contre laquelle il n'existe aucun traitement spécifique. Un candidat médicament a été développé à partir de P140 : le Lupuzor. Les essais cliniques réglementaires menés auprès de 150 patients ont montré que l'administration du produit est bien tolérée et que le Lupuzor fait régresser les symptômes de manière statistiquement très supérieure au placebo. Une demande d'autorisation de mise sur le marché doit prochainement être constituée. Lauréate de la médaille d'argent du CNRS en 2009, Sylviane Muller est également à l'origine de 26 brevets. Elle est par ailleurs cofondatrice de deux entreprises, dont ImmuPharma, détentrice exclusive de la licence du Lupuzor et cotée à la bourse de Londres.

Muller

© CNRS Phototheque - Cyril Frésillon

Sylviane Muller




Contacts :

Presse CNRS l Julien Guillaume l T 01 44 96 46 35 l julien.guillaume@cnrs-dir.fr


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